ChaPiTre 19

ChaPiTre 19




_________

MUSIK
_________




Beneath the Great Eye
I shall desire you forevermore




POV BILL



Mon réveil sonne... Satané! Nous sommes enfin lundi! Je vais revoir l'être qui a hanter ce doux rêve... voilà pourquoi je jure sur ce pauvre réveil! J'étais bien dans les bras de mon chéri moi! ...Voyons le bon côté de la chose, dans deux heures... je suis dans ses bras! Mais ce rêve... Je m'y imagine encore... L'un de ces nombreux songes que je faisais auparavant... Leur délice est bien moins attrayant depuis que je les ai réellement vécus... Mais dans une nuit de solitude, je ne m'en lasse pas pour autant...

Je repense à mon rêve, j'enfouis ma tête dans ma couette relevée au niveau de mon visage, et ferme les yeux en serrant l'oreiller de mon Tom qui porte à présent ma propre odeur. Je me sens partir... Que ce sentiment est bon... Lorsque mon réveil, que je croyais hors d'état de service, me rappel à l'ordre... Je me tourne vers ma table de nuit et vois difficilement que mon portable est allumé. Je reconnais ensuite la sonnerie que j'utilise pour les appels... Oh! Il faut que je réponde! Mais il n'est que 5h30... Quel est le fou qui ose me sortir des bras de mon amant? ... Ah bah lui même...



Tom: Hey... Coucou toi...
Bill: Hm... Alut...
Tom: Je te réveil?
Bill: Non abrutit de mes nuits! Tu m'arraches à toi!
Tom: Hum... Okay... Alors je te laisse avec ton imagination hein!
Bill: Non. Trop tard. T'assumes!
Tom: Mais j'assume en toute conscience! Je voulais te réveiller...
Bill: Haaan, t'es sadique!
Tom: Non... Amoureux...
Bill: Hi! Merci pour ce réveil alors! ... OUAAAAAH!
Tom: Aïe... Quoi?
Bill: T'as vu l'heure?
Tom: Ben oui! On se voit dans une heure!
Bill: Ouè sa craint!
Tom: ... Hein?
Bill: J'aurais pas le temps de me faire tout beau pour mon chéri!
Tom: Putain Bill t'es qu'un con! Tu m'as fait peur! T'inquiète bébé même avec le maquillage ruisselant sur ta peau humide de transpiration... Je te jure que tu es le plus beau!
Bill: Hm... Attend... J'étais comme sa? Sa craint!
Tom: Bon t'as fini?
Bill: Non. Je dois commencer justement! ... Mais... J'aurais jamais le temps! C'est mission impossible!
Tom: Je te fais confiance! A tout à l'heure beau gosse!
Bill: Ouèp! A toute beybey!



Je raccroche. Oui c'est un super réveil en fait... Parce qu'il a pensé à moi dès qu'il a ouvert les yeux! Rah c'est merveilleux! Il est merveilleux! Il fait tout ce que j'aime. Même si nous n'en avons jamais parlé. Il fait tout ce dont j'ai besoins. Même s'il ne le sait pas... J'ai de plus en plus l'impression d'être connecté avec lui. Parfois, un sentiment étrange m'envahi... Parfois j'ai des envies de jouer à la guitare alors que jamais je n'y ai posé les doigts dessus. Parfois je me surprends à vouloir m'avachir devant la télé et à m'empiffrer de chips... Alors que je déteste sa! Pleins de telles circonstances qui font que... Je sais pertinemment que c'est ce que ressent Tom... Aujourd'hui il faut... Il faut absolument que je sache si c'est vraiment mon frère... Et que je lui en parle... Si sa gourmette est la même que la mienne... Si son ancienne adresse est non loin de ma première maison... Est-ce que lui... acceptera cette différence entre nous? Etant enfant, je me souviens, nous étions très proches. C'était mon frère et je l'aimais comme tel. Il me protégeait et à toujours veillé sur moi dès notre plus jeune âge. C'était un frère exemplaire... Jusqu'à la fin... Enfin, ce que je croyais être la fin pendant des années. Mais... Maintenant que je l'ai peut-être retrouvé... C-comment continuer ce que l'on à entrepris ensemble? Ce projet est si récent, mais... mais moi veux qu'il dure sans fin! Je veux garder mon frère en tant qu'amant! Parce que moi, je suis presque au courant de notre gémellité mais lui... lui non. Non... Sa réaction me fait peur... Et si... s'il me laissait? Si... S'il choisissait entre fraternité et notre relation plus poussée? Non... Non! Je ne peux me passer de l'un des deux...

C'est dans ces pensées sombres que je sors de ma douche, me sèche les cheveux et descends pour manger un petit quelque chose... Je n'ai pas faim, et je n'ai pas non plus le temps de manger. Je prends simplement une tranche de pain de mie et remonte dans la salle de bain. Je me calle devant mon miroir et me fixe tout en finissant mon maigre déjeuné. Je me fixe. Je me fixe. Je me détaille le visage encore imberbe de maquillage. Je fixe mon regard... et je vois Tom... Oui je le vois. J'avale ma dernière bouchée avec difficulté et m'avance vers le tiroir pour prendre un élastique. Je m'attache les cheveux et recommence... Oui il est là, devant moi... J'ai ces yeux, il a mes amandes. J'ai ces lèvres, j'ai ces sourcils, j'ai son nez, j'ai son visage! Il est moi, je suis lui, nous sommes jumeau sa saute aux yeux! Je connais ses douces expressions par c½ur tant je l'ai admiré lors de son sommeil... Je me vois dans lui. Nous nous confondons... J'en suis désormais certain.

J'arrête assez violemment de regarder à travers ce maudit miroir. Il me montre ce que je ne veux pas! Oui j'ai rêvé de retrouvé mon frère! Oui mon jumeau! Pourquoi faut-il que je sois amoureux de lui? Pourquoi faut-il qu'il m'aime pour ce que je ne suis pas? Pourquoi lui ne sais rien? Pourquoi lui ne pensera jamais à faire le rapprochement entre nos deux visages? Parce que lui ne me voit pas sans maquillage... J'attrape alors brusquement mon crayon et me charbonne les yeux avec plus d'insistance que jamais. Je m'éloigne quelque peu après avoir donné le dernier trait. Parfait. Je suis sombre. Pourtant je suis heureux. Je suis sombre. Pourtant je m'en veux d'être moi. Comment lui en vouloir d'être lui? Puisque je l'aime? Si seulement je n'étais pas moi... son frère... ou si seulement je ne me souvenais plus du passer... comme mon étoile... Jamais je n'aurais cherché de telles similitudes, de telles ressemblances qui peuvent paraîtres absurdes à chercher quand on est amoureux...

Je me coiffe, m'habille et quitte la maison le c½ur fermé et serré... comme avant. Avant lui. Avant ce sentiment. Avant cet amour. J'arrive devant le portail de mon lycée. Les internes doivent arriver en avance pour bien sûr poser toutes leurs affaires. Hier Tom m'a dit qu'il m'attendrait ici. Je suis en retard à force de réfléchir. Je suis en retard à force d'être hanté sans arrêt par lui... Lui, qui est certainement dans notre chambre. Il n'a pas dû m'attendre et c'est bien normal... Je vais pour franchir l'enceinte de l'école, lorsque je sens une main me retenir par le bras. Je me retourne et fais face à lui. Lui... lui...



Tom: Hey! Tu passes devant moi sans venir?
Bill: Pardon je ne t'avais pas vu...
Tom: Ca fait plaisir...
Bill: Je croyais que tu étais rentré puisque je suis en retard!
Tom: Non je t'attends comme prévu!



Je n'ai pas le temps de répondre qu'il rapproche mon bassin du sien et pose ses lèvres sur les miennes. Nous ne sommes pas dans la coure, seulement devant l'entrée. Il demande l'accès à mon interrieur, je lui l'offre. Mais... Je ne comprends pas. Certes il n'y a personne à cette heure mais cela... ne lui fait rien de m'embrasser dans la rue? Non pas que sa me gène bien au contraire, je réponds franchement à sa demande, bien trop en manque de son goût, en manque de lui et de ces attentions. Mais je pensais que le fier hétéro qu'il était il y a de sa trois jours, lorsqu'il a franchit ce portail pour la dernière fois, n'oserait jamais braver sa réputation de tombeur et s'avouer homo devant le lycée... Enfin là, nous sommes seuls, et certainement que tout à l'heure... tout sera différent...

Il se détache de notre baiser mais reste enlacé à moi. Mes mains son posées sur ses épaules. Il me regarde... Ses prunelles sont de nouveau translucides pour moi... seule une ombre inconnue persiste à ne pas se laisser dévoilée... Tant pis, je le laisse me guider... Parce que oui... malgré tout, qu'il soit mon ami, mon amant ou même mon frère... je l'aime à en mourir...



Tom: Tu m'as tellement manqué...


Je lui souris et l'enlace. Je le sers fort contre ma poitrine. J'ai peur, vraiment peur de le perdre. Une deuxième fois me donnerais le courage de mettre fin à mes jours... Je cale ma tête dans son cou et lui murmure un "moi aussi" avant de le serrer encore plus et de finir par "tellement fort"... Il fait naviguer ses deux mains le long de mon dos avant de m'embrasser le cou. Nous nous détachons, échangeons un sourire emplie de manque, d'affection, de sentiments... Il me rassure... Il pose une main dans mon dos et me fait avancer tout en restant à côté de moi. Nous entrons dans le bâtiment de l'internat. Dans les escaliers, il prend ma main dans la mienne et s'amuse à les faire basculer entre nous. Nous rions. C'est beau l'amour, mais qu'est-ce qu'on peut avoir des comportements stupides! Si je voyais cette scène d'un point de vu extérieur, je me moquerais certainement d'eux. Mais je suis acteur, et ce geste, aussi ridicule soit-il, me rend heureux! Je ne veux pas qu'il s'arrête d'être comme sa, tendre, attentionné, amusant, amoureux... Je veux qu'il me montre qu'il m'aime, qu'il me le prouve par de simples petits détails tels que celui-ci... Je suis gaga de lui, de sa personnalité, de son physique... je suis fou de lui...

Je souris niaisement tout en franchissant la porte de notre chambre. Il la referme derrière nous. Nous posons nos affaires sur nos lits respectifs, je range puis m'accoude à mon bureau en le regardant finir de ranger ces affaires du week-end. Oui j'ai fini avant lui... Pour simplement pouvoir le regarder... Il place son dernier jean dans son rayon en me fixant. Il ferme la porte de l'armoire et continu de me regarder. Moi je le détail de bas en haut. Il sourit face à mon comportement. Il s'approche de moi. Je suis toujours semi-assis sur mon bureau, mes mains s'accrochant au rebord de celui-ci. De ce fait il est plus grand que moi. Il enlace mon visage de ces mains. Il mime un "je t'aime" de ces lèvres avant de les poser sur les miennes. Il m'embrasse doucement, tendrement, puis passionnément... Que j'aime ce contact. Je me surprends à échapper une petite plainte dans ce baiser en soufflant plus fort par le nez. Un petit bruit en sort et Tom sourit dans notre échange, qui a pour cause de le faire arrêter notre baiser. Mais il fait s'abattre sur la surface de mes lèvres une multitude de petits bisous tous plus agréables les uns que les autres... Je crois que sans eux... ma vie s'arrête à présent. J'en suis dépendant!



Tom: Je crois *bisou* Qu'il est l'heure *bisou* D'aller en cour *bisou* Mon amour...
Bill: Hmmm... Continuu...
Tom: *bisou/bisou/bisou/bisou* Sa suffit *bisou* Comme sa?
Bill: =D Que j'aime tes baisers... Hum...
Tom: Je sais! Je suis le meilleur! ...Aïe!
Bill: Ouais mais on va être en retard à cause de toi!
Tom: Pas ma faute si tu rafolles de mes lèvres... Aïeuh!
Bill: T'es con!
Tom: Quoi j'ai pas raison?
Bill: Si c'est bien sa le plus grave!
Tom: Grave?
Bill: Aller vient...



Je lui prends la main et nous sortons de notre chambre. Sur le pallier de la porte, tout redevient comme avant... Nous nous éloignons et sommes de nouveau amis! Sa me gène parce que j'aimerais sans arrêt me tenir à ces côtés, blottis dans ses bras, à l'embrasser, le caresser, l'embêter, le chatouiller... mais je ne peux pas faire comme tout ces couples que je trouvais ridicules... Je ne peux pas parce qu'il ne veut pas... Je comprends sa réticence mais je n'en ai pas, donc cela me frustre un peu... Mais j'attendrais... Avec toute l'affection qu'il me donne lorsqu'on est seuls... Cela me donne du courage pour endurer cette distance qu'il impose entre nous...

Nous nous dirigeons donc séparés l'un de l'autre vers notre salle de cour. Assis à côtés, il m'est impossible de ne pas chercher le contact avec lui. Nous nous sommes mis au fond, malgré son envie d'avant de bien réussir ces études. Il préfère rester en retrait pour pouvoir me sentir tout près de lui. Se qui me gène, c'est que depuis le début du cours, il n'écoute pas ce que nous dit la prof et reste concentré seulement sur moi. Sa me gène parce que... il tenait tellement à ses études avant d'être avec moi... et aussi parce que son comportement est étrange, enfin... par rapport à d'habitude où il participe et est au premier rang... S'il ne dit plus rien en cours, la prof risque de faire une intervention pour lui d'une minute à l'autre.

Nous sommes tout au fond, sur une table de deux et complètement sur la droite. J'ai une main posée sur ma cuisse et l'autre me soutenant le menton afin de ne plus lâcher la prof des yeux malgré la personne à mes côtés. Mais je sens bien trop rapidement des doigts entrelacé les miens. Ce mouvement sur ma cuisse frôle mon épiderme et me donne un petit frisson. Il fait glisser notre étreinte entre nos deux chaises. Cachée de la vue de tous, rien que pour nous... notre petit monde... notre petit cocon... Je souris, toujours soutenu de ma paume. Il caresse mes phalanges de son pouce. Je me tourne vers lui et le trouve la tête appuyée sur sa main, le dos reposé contre le mur, de ce fait face à moi. Il me sourit et tourne un peu la tête pour regarder la prof. Je fais de même en resserrant mes doigts.


La récrée. Nous sortons les derniers, lui derrière moi. J'entre dans le couloir lorsque j'entends que la prof appel Tom. Je me retourne et lui fais face. Je vois un peu de peur dans son regard mais pas dans son comportement. Il paraît sûr de lui, avec de l'aisance et de la confiance. Or ce n'est qu'une façade qu'il construit minutieusement devant lui. Et moi... malgré sa volonté, je ne l'ai pas détruit...non, je suis simplement passé à travers... C'est magique l'amour... Tout vous semble plus simple...



Tom: Attends-moi si tu le veux bien...
Bill: Oui ne t'inquiète pas...



Je vois dans son regard qu'il me dit "je t'aime" silencieusement. Je souris et mime sincèrement ce même mot de mes lèvres, sans aucune gêne. Je m'adosse au mur. Je vois les gens passer dans ce couloir pour se rendre dans la coure en récréation. Je ferme les yeux. Je sens une main ce poser sur mon bras droit. Je vois alors Georg. Il me sourit, je lui rends son geste.


Georg: Qu'est-ce que tu fais là?
Bill: J'attends Tom.
Georg: Il est où?
Bill: Avec la prof.
Georg: Qu'est-ce qu'il a fait encore?
Bill: Rien justement...
Georg: Comment sa?
Bill: Enfin je veux dire, rien, il a rien fait, justement je ne sais pas pourquoi... elle l'a convoqué...
Georg: Okay...



Il semble peu convaincu par ce que je viens de lui dire. Non mais moi qui allais avouer que Tom n'a rien fait en cours alors que ce n'est pas son habitude, pourquoi? Parce qu'il était occupé à me choyer... Non mais n'importe quoi! Je ne pense pas que Tom apprécierai que je dévoile notre secret à son ami, qui est le mien d'ailleurs, sans son avis. Et c'est bien normal. J'entends la porte de la salle se refermer doucement. Tom relève son regard triste et perdu devant moi. Oh... Je n'aime pas sa. Il affiche un sourire de façade à Georg et lui sert la main. Puis il se tourne vers moi. Je le regarde en fronçant les sourcils, je ne comprends pas Tom, tu te voile de nouveau... Qu'y a-t-il? Il me sourit simplement... Mais pas le même qu'a Georg. Non moi, il est triste et baisse les yeux. Tom...


Georg: Alors! T'as fait quoi comme connerie?
Tom: Hm... Rien... Elle voulait me parler de ma dernière compo individuelle.
Bill: Celle d'il y a une semaine?
Tom: Oui...



Il ne sait pas me mentir! Il ne sait pas le faire! Mais je le laisse... Peut-être me dira-t-il tout ce soir, pas devant Gustav... Nous marchons dans le couloir. Tous les trois cotes à cotes. Tom au centre. Il a ses mains dans son baggy et le regard baisser, constamment au sol. Le voir ainsi me déchire le c½ur de tristesse, je sais qu'il ne va pas bien... que lui a dit la prof? Me voir être si impuissant fasse à cette tristesse me donne pitié de moi... Je suis pathétique... Mais je ne peux pas l'enlacer devant tout le monde, le réconforté en l'embrassant, en lui disant des mots doux. Peut-être en a-t-il vraiment besoin... Mais je ne supporterais pas le fait d'être rejeté par lui en cas de refus. Le comportement faux qu'il pourrait prendre envers moi... Donc je reste spectateur de cette piteuse scène...

Tout à coup, là, au milieu du couloir, entouré de dizaines de personnes, il s'arrête. Je me retourne vers lui, ayant parcouru quelques pas de plus. Georg fait de même. Nous le regardons, nous ne le comprenons pas. Il lève son visage et semble respirer du courage. Je vois son regard s'illuminé. Il s'approche de moi, m'enlace la taille et m'embrasse assez fougueusement sous les yeux ronds de notre ami. Et de dizaines paires d'autres! Je ne sais comment réagir. Je réponds à ce baiser bien sur, je n'attendais que sa, et je ne veux pas le vexer... Je pose mes mains sur ses joues et savoure. Il y met tellement de force qu'il me fait pencher un peu le buste en arrière. Il se sépare de moi, nous restons les yeux fermés, c'est si dure de se voir sans rien pouvoir faire... Puis il me regarde, et me fait les mêmes petits bisous que ce matin. Il sourit tout en continuant ce geste. Moi aussi. Nous sourions entre chaque baiser. Le monde autour nous semble bien loin... Il a encore ces mains posées sur mes hanches et me caresse de ces pouces encore. Il aime ce geste je crois! Oh s'il savait qu'il vient de faire de moi un homme heureux! Je peux vivre mon amour devant tout le monde, sans honte, ni peur des regards. La honte n'était de toute façon pas présente en moi...

Il me demande pardon à travers son regard. En toute réponse je redépose inlassablement mes lèvres sur les siennes. Il sourit et nous nous tournons vers Georg qui est bouche bée devant nous. Il nous regarde sans... vraiment nous regarder...



Tom: Euh... Georg?
Georg: ...
Bill: Merde... *lol*
Tom: Georg, je ne suis pas désolé de ce que tu viens de voir. Tu l'acceptes ou non, c'est comme sa. Oui j'ai viré de bord, et j'en sui fier... Parce que je suis heureux avec LUI!... Putain mais dis quelque chose!
Bill: Je suis désolé Tom...
Tom: Hein? Mais de quoi? Bordel c'est pas ta faute! S'il ne veut pas comprendre que je suis fou de toi qu'il aille se faire voir! ... Mais peut-être que tu.... Tu ne voulais pas que je t'... Je-je suis désolé... J'en avais besoin et... et marre d'être si près de toi et pourtant pas comme je le souhaite... marre de te sentir sans pouvoir te toucher... Putain, pardon Bill... Maintenant c'est foutu... je suis désolé... Merde... Je ne suis qu'un con... Aïe!
Bill: Oui t'es un con, tu ne racontes que des conneries! Mais tu viens de faire une chose des plus intelligentes!
Tom: Cool... Je me fais ouvertement traiter de con par mon mec...
Bill: Oui... Mais hey je ne serais pas avec toi si j'aimais pas sa!
Tom: Alors je suis heureux d'être con!
Bill: *lol*
*bisou*
Georg: Bon... Sa va... Je vais... m'habituer hein...
Tom: T'as pas le choix!
Georg: Ok... Gustav est au courant?
Bill: Non mais il ne va pas tarder à l'être! Il faut l'avertir avant qu'il ne le sache par d'autres! Parce que un couple homo... c'est le sujet de conversation préféré des gens!
Tom: Je vois pas pourquoi... On est comme les autres!
Bill: *sourire*
Georg: Euh... J'en suis pas sûr...
Tom: Mais sa te gène toi?
Georg: Moi? Non... Je m'y ferais de te voir comme sa toi, le grand Tom, tombeur et beau goss, coeur vagabon, et bête de sexe...
Bill: Ouè bah c'est mon beau goss, mon coeur, et ma bête de sexe à moi! PAS TOUCHE!
Tom: Muaaaah *calin* Je suis TA bête de sexe?
Bill: ... Ui...
Tom: *bisou* Mais je suis aussi TON coeur?
Bill: ... Ui...
Tom: *bisou* Et je suis vraiment beau?
Bill: Oui mais sa tu es au courant!
Tom: Venant de toi, c'est beaucoup mieux!




Et il m'embrasse à nouveau. Nous rions et sortons dans la cour tous les trois. Tom toujours au centre de nous, mais sa main reliée à la mienne. J'ai la tête haute. Je suis fier d'être avec lui, fier qu'il m'aime, et fier de l'aimer. Je le regarde et il est comme moi. Il se tourne vers moi et me sourit. Content de pouvoir surmonter le regard des autres ensembles. Quand je repense à ce que Georg a dit... C'est vrai, j'ai de la chance, il était le plus grand tombeur du lycée, le mec le plus envié des filles et 100% hétéro. Je suis arrivé et je l'ai eu, rien qu'a moi, je ne suis pas l'une de ses one night stand, j'ai pris son c½ur (je ne suis pas près de le lui rendre d'ailleurs), je suis trop fort! Il m'aime, je suis un homme, ce qui est à souligner, je suis arrivé à le faire changer.... ralah...


Gustav arrive, nous voit et souris... Je jette un regard interrogateur à Tom qui possède le même que moi sur ce coup...



Gustav: enfin vous vous affichez!
Tom: Hein? T'avais remarqué?
Gustav: Oui... Mais seulement moi je pense, ton changement d'attitude, vos regards... Même si vous pensiez être discrets j'ai remarqué! Mais... Ca fait longtemps que vous vous tournez autour non?



Tom et moi échangeons un regard complice... Tant mieux, nos amis ne nous en veulent pas. Nous les laissons donc tous les deux en nous écartant du groupe. Tom me fait tourner et attrape mes hanche. Il sourit et m'embrasse? Je ris. Si c'est sa le bonheur, alors je le prends et le garde égoïstement! Merci à lui... Il m'enlace et cale sa tête dans mon cou. Je lui caresse la nuque. Il nous berce lentement..


Tom: Hm... Je suis bien là...
Bill: Moi aussi, mieux que jamais!



Il commence à raconter quelques bêtises qui me font rire. Les récréations sont assez longue mais bien sur, ce petit moment nous est bien vite arraché... Nous attendons devant notre sale. Gustav nous a rejoints et nous évitons de trop le laisser seul. Je tiens simplement fermement la main de Tom pendant que lui s'amuse à regarder les filles qui le dévisagent. Il leur fait des clins d'½il. Elles sont toujours autant chamboulées à ce geste, mais je vois bien qu'elles sont folles de rages lorsque je prends le menton de mon chéri pour l'embrasser en surface. De ce fait, je marque mon appartenance... Sa l'amuse!

Le prof est absent... trop fort, on a fini et la matinée et la journée! Oui parce que je le rappel, les après-midis sont réservés aux compositions personnelles. Nous nous apprêtons à sortir lorsque trois mec de ma taille, mais plus costaud, se mettent face à nous. Ils nous regardent de haut, je baisse les yeux. Tom non. Je vais pour raser les murs, Tom non. Il me retient et reste planté devant eux.



Mec: Alors Tom tu deviens PD? Pourtant tu t'en es fait un paquet!
Tom: Sa te dérange Joe?
Joe: Non... Sa fait plus de meufs pour moi... J'avoue que tu me génais! Mais par contre... l'afficher devant moi... j'aime pas!
Tom: Je t'emmerde, je fais ce que je veux!
Joe: Tu me parles comment là?



Il me lâche la main et se place devant moi, me protégeant ainsi de ces trois abrutis.


Tom: Comme on le fait pour qu'un connard comprenne correctement!


Il s'approche de Tom. Je recule. Je fuis encore ce qu'il va se passer... Non il est hors de question que Tom se batte encore pour moi... Enfin pour nous cette fois... J'ai peur...



FIN POV BILL




Certaines personnes ont peur du regard des autres. Les gens peuvent s'avérer être de véritables bourots. Passer au dessus est une preuve de courage. Parce qu'est-ce que ces monstres seraient capables d'en faire autant? Il est fort probable que non ...




Come to me
Make me believe
to you and your love again



__________

# Posté le mardi 04 septembre 2007 06:10

Modifié le mercredi 09 avril 2008 07:51

ChaPiTre 20

ChaPiTre 20



_________

MUSIK
_________




And speak but don't pretend I won't defend you anymore you see
Hold your eyes closed, take me in




It aches in every bone, I'll die alone, but not for pleasure
I see my heart explode, it's been eroded by the weather here





POV TOM



Joe: Ecoute bien mon grand... J'ai horreur des tapettes... C'est bien domage pour toi...
Tom: Vas te faire!
Joe: Apparemment toi tu l'as été... Mais tu es sûr que c'est pas une meuf? Vas-y, avoue que tu étais bourré et que tu as confondu! Tu sais, sa pourrait m'arriver dans ce cas... Mais ne restes pas avec pour ne pas briser son petit coeur!



Je sais qu'il ne faut pas que je me batte... Vis-à-vis de ma mère, vis-à-vis de Bill... Mais ces quelques paroles me mettent hors de moi! Je suis assez bien placé pour savoir que c'est un mec! J'étais sain d'esprit le soir où je l'ai vraiment su! Je me retiens de ne pas lui en foutre une! Il me connait depuis très longtemps, il était dans mon ancienne école et était le premier à me respecter après m'avoir affronté, même en ayant une année de plus...



FLASH BACK



A douze ans peut-on se faire respecter en tant que tel? Imposer son maigre physique, son caractère de brute? Oui, et c'est ce que je suis! Je suis un peu plus grand que les autres garçons de mon âge, malgré mon corps assez frêle, ma taille est un avantage. Mon look fait peur, et renforce mon assurance. Ma démarche n'en est que plus imposante et sûre d'elle... Je fais peur et j'aime sa! Non je ne cherche pas les embrouilles, je suis un gars simple au fond. C'est seulement une petite carapace que je me construis petit à petit pour faire face à tous ces crétins. Je n'ai pas de bande de molosse derrière moi, je règle tout, tout seul

Ah! Joe... Que fait-il? Hey mais c'est Andreas mon meilleur pote! Mon ami est plaqué contre le mur... Et Joe a porté ses deux mais autour de sa tête contre celui-ci... Sa ne sent pas bon! D'où je suis, je vois qu'Andreas a très peur... Je crois qu'il est temps d'intervenir... Je m'avance, aucun des deux ne m'ayant vu, je tapote gentiment sur l'épaule de l'agresseur de mon ami. Deux regards me dévisagent, l'un soulagé et l'autre... haineux... Je me recule un peu pour que Joe se retourne vers moi... Je le regarde et souris, lui fronce les sourcils... Mais oui mon grand, j'ose!



Joe: Qu'est-ce que tu veux morpion?
Tom: Que tu laisses mon ami tranquille...
Joe: Et je vais gentiment rentrer chez moi sous tes ordres?
Tom: T'as tout compris! T'es pas si con finalement!
Joe: T'as du culot! ... Je vais faire un dile avec toi... Tu te bats contre moi, si tu gagne, je lui fous la paix et à toi aussi ok?



Sa bande se tord de rire à cette proposition. Je regarde Andreas qui me supplie de refuser... Mais je ne peux pas si je veux que rien ne lui arrive... Alors je vais accepter en priant pour gagner... Je sais que je ne devrais pas... Ma mère va encore m'en vouloir... Mais après tout merde! J'en ai la capacité! Je peux le battre! J'en suis certain... J'ai en moi une force depuis que je suis tout petit... D'où vient-elle? Je n'en sais rien. Mais j'ai besoin de protéger, besoin de réussir à me faire respecter, besoin de gagner de tels combats... Malgré que tout soit contre moi... J'ai peur mais je sais que j'en suis capable, j'en ai le courage! Je peux le faire...


Tom: Okay...


Andreas attrape mon bras et plonge son regard dans le mien pour me supplier de ne pas y aller... Que veux-tu mon vieux... Fallait pas être mon meilleur pote! Je ferais n'importe quoi pour que les gens auxquels je tiens soient en sécurités et heureux! C'est comme sa et pas autrement! Je suis comme sa, c'est moi, mon véritable caractère! Il le sait, comme ceux qui me connaissent réellement... Ils ne voient pas ce que je montre aux autres, ils cherchent plus profond en moi et y trouve un bonbon tout sucré... Ouais... Un bonbon! Tellement délicieux, mais qui peu faire mal quand il veut!



FIN FLASH BACK



Je ne dis rien et accuse ces paroles... J'ai de la rage dans les yeux et du feu dans les tripes. Je n'ai qu'une envie c'est de l'étrangler! Il ose insulter mon copain comme sa? Je me retiens, je me fais vraiment violence à moi même pour ne pas débordé...


Joe: C'est un bon coup? Hein Tom? Elle est chaude ta pute? Je peux essayer? ... Non je crois que je vais essayer! Faut pas être égoïste hein!


S'en est trop. Je ne réponds pas verbalement à ces insultes, seulement physiquement. Tout comme la première fois, mon point droit s'abat violement sur sa mâchoire. Sa tête suit le mouvement et sa main vient immédiatement consoler sa joue meurtrie. Il remue un peu son visage, me regarde et rit... Je suis devant Bill et il s'accroche à mon pull. Je pose mes mains sur ses hanches et je recule avec lui en voyant toute la bande s'approcher de nous... Merde... Je n'aurais pas dû... Joe avance et ses acolytes nous encerclent. Je sens les mains de Bill se crispées dans mon dos. Je nous rapproche. Derrière nous, un mur. Je plaque mon protégé contre celui-ci. Il se trouve protégé entre ces pierres et moi. Je regarde avec le plus de haine possible, toute cette colère qui avait disparue depuis que je suis entré dans cette école remonte aujourd'hui par la faute de ce...con! Bill tremble dans mon dos... Il n'est pas très courageux... peu importe, il me donne la force de l'être pour lui...

Joe laisse apparaître un large sourire sur son visage hideux. Puis un sens une douleur envahir mon ventre, me paralyser et me couper le souffle d'un coup... Je tombe au sol, en manque d'aire, pris au dépourvu. Je veux à tout pris me relever pour murer Bill de ses connards mais je ne peux pas, je suis paralysé... Deux mains se plaquent sur mon dos. A cette douceur je les reconnaîtrais entre mille et bien plus... Je suis à genoux et lui derrière moi. Mes bras entourent mon ventre endolorie et les siennes mes épaules déjà trop affaissées de toutes ces responsabilités.



Bill: Tom... Tom Arrêtes je t'en pris... Je suis un lâche, je l'ai toujours été! Je t'aime... Tom, ne te bats pas pour moi! Pitié... Laisse-moi réglé sa... Ou laisse-les se moquer de nous... Tom je t'en pris...
Joe: Regardez ça les gars! C'est trop mignon! On se croirait dans un film sentimental... Je déteste ça! ... Vous deux! Prenez la petite pute, emmenez la en dehors du bahu et amusez vous un peu!... Comme c'était convenu...



Non! Bill! Pourquoi à ces paroles je n'arrive pas à me lever? Pourquoi à ces paroles, mon corps reste sans bouger? Pourquoi je sens ces mains glissées le long de mon dos pour ne plus ressentir leur chaleur? Pourquoi les cris désespérés de Bill ne me donnent pas la force dont j'ai besoin? Pourquoi je suis si lâche de le laisser, incapable de le protéger... Je crois... Que j'ai perdu... Et cette idée m'a achevé... Je suis en train de perdre une partie que je menais depuis tant d'années... Je vais payer pour quelque chose que je n'ai pas fait... La vie ne m'a pas gâté dès le début... et elle continue... Pourquoi... Pourquoi moi? Pourquoi tout sa? Pourquoi il m'est impossible de rester heureux? Pourquoi je fais toujours les mauvais choix? Pourquoi ils font souffrir ceux que j'aime? Je ne mérite que d'être "puni" puisque je fais sans arrêt le mal... Des coups de pieds s'acharnent sur moi... Quelques gouttes de sangs, de mon sang que je vois donner un peu de couleur à ce triste goudron... Du rouge intense sur ce noir profond... Je le mérite... Je suis un incapable... J'ai honte... Tellement honte... J'ai mal... Mais je le mérite... J'ai trop mal... ma vue se trouble... Le sang disparaît... Je n'entends plus les coups... Une lumière m'aveugle... Sa y est... Je n'ai plus mal...




Clip the wings that get you high, just leave them where they lie
And tell yourself, "You'll be the death of me"



___________

# Posté le mardi 11 septembre 2007 13:49

Modifié le lundi 14 avril 2008 06:20

ChaPiTre 21

ChaPiTre 21
__________

MUSIK
__________




POV BILL




Still feels like our first night together...
(Je ressens encore notre première nuit ensemble)




Combien de temps? Bien trop... Les minutes semblent si lentes lorsque l'on observe la personne que l'on aime le plus au monde hésiter entre ce monde et l'autre... J'ai l'impression qu'il y a dix ans j'étais dans ces bras, qu'il y a dix ans il dévoilait notre amour aux autres... qu'il y a dix ans tous nous semblait possible ensemble. Qu'il y a neuf ans des gens mal intentionnés sont venus tout détruire, qu'il y a neuf ans une bande de brutes nous a séparé l'un de l'autre, bien trop loin... Mais non, aujourd'hui je suis éveillé lui non. Tout cela est si récent... Ce matin... Ce matin où mon bonheur de le retrouvé c'est bien vite effacé, laissant place à l'espoir de le regarder ce réveiller...
Je le regarde là, moi impuissant, lui allongé, reposé... Et ce visage détendu... parfaite reproduction de celui de mon étoile quelques années plutôt... Le même cauchemar qui recommence inlassablement. Sous plusieurs formes. Tant de fois. Trop de fois. Alors c'est sa ? Je suis condamné à faire souffrir la personne auquel je tiens plus que ma propre vie ! La laissant m'offrir la sienne sans réagir... Incapable... Pathétique...





Feels like our first kiss...
(Je ressens notre premier baiser)




Mes avant-bras reposent délicatement sur son lit blanc... Ses draps de couleur si pure, son visage apaisé... Tout me rappel bien trop de souvenirs. S'il se réveille je lui avoue toutes mes « suppositions ». Je ne peux plus continuer à vivre avec ce secret sur le c½ur alors que lui... ne sais rien... Il a le droit de retrouver une partie du puzzle de son enfance... Et j'en suis une importante. Je pourrais enfin tout partager, tout lui confier, tout lui raconter, reconstruire son passé !... Mais il me verra certainement différemment... Pas ou... plus comme moi je le souhaite... J'ai peur...




No one can better this...
(Personne ne peux faire mieux que sa)




Je me souviens de tout à ces côtés. Tous ces moments passés ensembles... Et notre union pas si vieille en fait... Nous sommes ensemble seulement depuis trois jours... Mais j'ai l'impression de le connaître depuis toujours... Je le connais depuis toujours... Mais le vide de ces années est creusé... trop profondément pour pouvoir le comblé en tant que relation fraternel... C'est peut-être pour sa que je préfère être son amant... parce que j'ai trop manqué de lui... Et c'est seulement ainsi que ce vide se comble bien plus rapidement...




Still holdin' on, you're still the one...
( Tu me tiens toujours, tu es toujours le seul...




Je prends sa main dans la mienne et repense à tous les gestes protecteurs qu'il a envers moi. A sa façon d'être confiant et possessif tout en restant d'une tendresse inégalable... Un mélange de saveur, cocktail de douceur... Il joint tous ces défauts à ces qualités pour les masquer... Il fait de ces faiblesses une force et je le respect pour sa... Sauf moi, je suis un point faible bien trop important pour lui... J'en ai conscience et lui aussi... Je pense...

Je sers mon point libre de sa main et frappe de matelas... Je suis un poids ! Un trop lourd fard d'eau pour tous ceux qui me connaissent et qui m'apprécie. Il suffit que les sentiments d'une personne soit plus intenses envers moi pour que tout sombre ... et que par ma faute... elle souffre... Pourquoi tant de gens sont heureux ? C'est impossible ! Où alors cette chienne de vie enfonce ceux qui pourtant ne sont pas loin du fond, et laisse les autres dans leur bonheur ! « Ce qui ne tue pas rend plus fort » c'est faux... Toutes les épreuves que j'ai personnellement vécues ne m'ont pas achevé physiquement... mais mentalement tout est différent... On voit la vie d'un côté différent c'est certain... Maturité ? Peut-être mais j'aimerais parfois être encore un enfant innocent et « immature »... Tout semble si simple...


Mais je ne dois pas me plaindre. Ce n'est pas moi qui suis allongé entre la vie et la mort parce que j'ai été battu jusqu'à la perte de connaissance... Encore... Va-t-il de nouveau souffrir d'amnésie ? Oh non... Deux fois... Deux fois qu'il saigne pour moi... Deux fois qu'il frôle la mort à cause de moi... C'est bien trop... Lorsqu'il se réveille c'est décidé je lui parle de notre gémellité si frappante à mes yeux... Aux siens non, c'est évident, jamais il ne pensera à faire un quelconque rapprochement...





First time our eyes met
(la première fois que nos yeux se sont rencontrés)
Same feelin' I get...
(J'ai ressenti la même chose)




Une pression, une seule. Unique geste qui me sort de mes tristes pensées et illumine mon visage d'espoir. « L'espoir fait vivre » c'est faux, seul le courage en a la capacité. L'espoir lui... fait seulement patienter... Six heures que je ne cesse de le regarder, d'anticiper le moindre mouvement sans succès... Et là sa y est ! Lorsque je ne m'y attends pas... Il me rend heureux... Il est surprenant sans qu'il ne s'en rende compte ! Sa main sert un peu plus fort la mienne... Oh que ce sentiment de vie est bon et libérateur ! Si vous saviez... Perdre un être cher est une période terriblement difficile... Et attendre que celle-ci se décide entre rester avec vous ou partir pour toujours... C'est une torture encore plus douloureuse... Si c'est possible...

Mais par ce geste, aussi futile soit-il, je suis heureux ! Il vit et se bat pour rester avec moi... encore... C'est un cadeau d'une valeur indescriptible que de donner sa vie à celui que l'on aime... Je sais que Tom aurait pu mourir à maintes reprises pour moi... Mais je lui demande, le supplie à chaque fois de rester à mes côtés, sinon, je le suis... Et j'y arriverai... Revivre deux fois les mêmes souffrances, endurer à nouveau la mort installée en moi me serrait fatale... Mais non, il est là, avec moi, il est resté... Il pense beaucoup trop à mon bonheur avant le sien...





Only feels much stronger
(Juste se sentir plus fort)
Wanna love ya longer...
(Vouloir un amour plus long)
You still turn the fire on...
(Tu tournes toujours autour du feu)




Ces paupières closent bougent sous l'effet du réveil. Il est un peu agité... J'ai de nouveau peur... va-t-il se souvenir de tout... de nous... de moi? S'il m'oublie encore une fois, ce sera très difficile puisque nos rapports ont encore évolués depuis... « La dernière fois »... Il sert ma main, de plus en plus convulsivement. Je fais quoi? J'appelle les médecins? Oui ! Malgré ma panique dû certainement à ma joie, je me penche au dessus du lit pour trouver la sonnette placée de l'autre côté. Faire le tour ? Alors que je peux ainsi être torse contre torse avec mon homme ? Sa va pas non ! Cela ne m'a même pas traversé l'esprit ! Je préfère passer par-dessus ... -__-' ! Je fixe le petit bouton et tend mon bras pour y approcher mon doigt. Je suis concentré et tire le bout de ma langue pour ne pas tomber sur mon petit jumeau.




So if you're feelin' lonely don't
(Et si tu te sens seul)
You're the only one I ever want...
(Tu es le seul que j'ai toujours voulu)




Je vais pour presser l'appel et ainsi faire venir les médecins auprès de mon frère, lorsqu'une main m'en retient faiblement. Elle se pose simplement doucement, avec le peu de force dont elle dispose, sur mon bras... Je baisse alors les yeux et trouve immédiatement ceux de Tom. Il me regarde suppliant de ne pas faire ce geste tout de suite. Sa main glisse. Son regard est fatigué et voilé. Il lutte pour tenir ses prunelles ouvertes. Je lui souris et reprend ma place sur la chaise. J'attrape tendrement sa main entre les miennes, souffle dessus et la parsème de petits baisers. Il me regarde puis détourne ces prunelles vers le plafond. Il ne peut rien dire, un appareil l'en empêche. Je ne m'y connais pas, alors dire à quoi il sert me serait impossible. Une larme roule le long de ma joue et il repose son regard sur moi. Je lui souris. M'a-t-il reconnu ? A vrai dire je ne m'en soucie pas... Je suis simplement heureux qu'il soit conscient.

Puis sans un mot il me fait comprendre qu'à présent je peux informer le service hospitalier de son réveil. Je m'exécute et fait, cette fois, le tour du lit pour les avertir. Je reste debout en attendant. Je le contemple simplement. Sa main dans la mienne. Il me regarde... J'ai peur, encore... Sait-il qui je suis pour lui ? Ou est-il encore amnésique tout comme la dernière fois où il est tombé dans le coma ? Non s'il vous plait non...

Une pluie d'hommes et de femmes blancs s'abattent sur nous. Ils me séparent de mon jumeau et brisent le lien que nos deux mains enlacées avaient construit. Je suis poliment sorti de la chambre. Cette pièce qui enferme la personne qui a besoin de moi... Pour une fois, et encore... je ne suis pas là. Je ne suis pas aussi présent que lui l'est pour moi. Pourtant lui n'est pas au courant de notre gémellité... qu'en sera-t-il quand il le saura ? Moi qui le sait, et qui en plus est amoureux de lui... je n'arrive pas a le protéger une seule fois... Je jure que ce sentiment d'échec, d'inutilité m'est vraiment insupportable...





I only wanna make it good
(Je n'ai voulu faire que le bien)

So if I love you ya a little more than I should...

(Même si j'aime sa un peu plus que je ne dois)





La porte s'ouvre. C'est fini. Mon impatience devenant de plus en plus oppressante est enfin libérée par la vue du médecin qui s'approche de moi. Je me lève et lui fait face. Je déglutis difficilement... Et s'il m'annonçait une mauvaise nouvelle ? Et si, s'il me disait que mon frère a de nouveau perdu sa mémoire... ?


Docteur : Vous êtes de la famille ?
Bill : Oui je suis son... son frère...
Docteur : Ah je ne savais pas qu'il en avait un...
Bill : Lui non plus ne le sait pas, je compte le lui apprendre... Nous nous sommes retrouvés il y a peu...
Docteur : Hm... Bien...
Bill : Qu'a-t-il ?
Docteur : Je ne peux vous le dire. Lui le fera s'il le veut, mais sachez jeune homme que votre copain va bien.



Mon « copain » ? Je l'interroge du regard... Il ne m'a pas crût... Pour lui le fait que j'avoue être son frère caché dissimule une homosexualité entre nous deux. Il a raison, mais j'ai également ma part de vérité. Puis je lui l'aurais dit que nous sommes amants, mais je n'aurais pas eu droit au diagnostique... Quoi qu'ainsi ce n'est pas mieux... Je passe pour qui moi ?


Docteur : Allé... Filez le voir !
Bill : Merci !



Hey il ne faut pas me le dire deux fois ! J'entre dans la chambre et le trouve un peu redressé sur son oreiller. Il regarde par la vitre... Un peu... perdu. Puis il se tourne vers moi. Je reste dos à la porte close. On se regarde. Oh s'il savait... Je m'approche de lui. Reprends ma place sur cette chaise qui ne m'a supporté que trop. La vitre est derrière moi. Lui fixe toujours ce beau ciel bleu d'octobre... Sans me regarder... Je baisse les yeux... De honte ? De culpabilité ? Peut-être... Oui... Non... Tout est confus. Moi qui étais si heureux par le simple fait que ces yeux s'ouvrent... Maintenant je suis triste qu'ils ne se posent plus sur moi...




Please forgive me
(S'il te plait pardonnes moi)
I know not what I do
(Je ne sais pas ce que je fais)





Cette indifférence me déchire le c½ur c'est vrai. Etre là à ces côtés... Mais lui si loin de moi. Je cours pour me rapprocher de lui... Mais il vole... Oui c'est un ange qui a appris seul le pouvoir de s'envoler... Seul, je suis fier. Je l'admire, et pourtant en ce moment... je ne le comprends pas... Je laisse une larme roulée sans bruit. Elle glisse et me glace la peau. Elle me creuse la joue et marque la cicatrice d'une blessure fraichement ouverte.

Puis de la chaleur prend place sur ce même sillon... Sa main... Elle efface et réinscrit mes peines d'une nouvelle couleur. Il me brûle à nouveau le c½ur. Lui... Il me consume petit à petit. Je lui appartiens. Il est seul maître de mon corps et de mon âme. Lorsqu'il apporte sa chaleur en moi, il me fait revivre. Lorsqu'il s'en éloigne... Je deviens glacial... Il contrôle ma vie d'une certaine façon...





Please forgive me
(S'il te plait pardonnes moi)
I can't stop lovin' you...
(Je ne peux m'arrêter de t'aimer)





Puis sa voix, elle s'élève à nouveau. Faible... si faible... Qui me parvient... Il commence... De la douleur. Se stop. Puis reprend avec plus de courage que la première fois. Il arrive enfin à me dire ce qu'il veut.



Tom : Pardon...
Bill : Mais de quoi Tom ?
Tom : De ne pas avoir été assez fort pour te protéger d'eux...
Bill : Oh Tom tu te souviens de tout ?
Tom : Oui... Pardonne-moi de t'avoir lâchement abandonné à ces brutes...
Bill : Mais Tom, non ! Non tout vas bien ne t'inquiètes pas ! Ils ne m'ont rien fait...




FLASH BACK



Non ! Deux gars plus forts que moi me tirent des bras de Tom. Il est toujours terre, il souffre ! Je me débats au maximum. Je le regarde en m'éloignant... Alors que lui est au sol... Il-il... Non Tom ne t'en veux pas ! Pardon c'est moi ! Il a mal... bien trop mal... Ce regard qu'il me lance... emplis de pardon de haine envers mon agresseur et de... culpabilité c'est... C'est le même que-que ce fameux soir... Non je revis la même scène... Va-t-elle se terminer de la même façon ? Ou... Je vais réellement me faire violer cette fois ? Non ! Tom ne va pas être de nouveau battu... a mort ? J'ai peur, non j'ai trop peur. Je tremble. Je ne me débats plus. Nous sommes sortis du lycée... Je crois... Ils rient... Je panique... J'ai peur de la suite... Non pas une deuxième fois... Non... Non...


... : Hey bande de cons !
... : Tu laches notre pote mec !



Gustav et Georg... Je suis décidément incapable de me défendre seul...


Mec1 : Attends tu veux bien ? Je m'amuse avec et je te le laisse !
Gustav : Non maintenant !
Mec2 : Sinon ?
Georg : Sinon sa ! *BAM *




FIN FLASH BACK



Je vois les yeux de Tom s'illuminés. Sont visage se détend, il paraît vraiment... rassuré. Je lui souris. Il se souvient de tout, de moi... Il passe sa main derrière ma nuque se lève un peu et je fais le reste du chemin pour goûter de nouveau ces lèvres... Dieu... les contempler pendant des heures sans jamais les toucher est un vrai supplice... enfin l'heure de la délivrance. Il m'embrasse tendrement, passionnément, doucement... comme la première fois... non, beaucoup plus amoureusement... Il se détache et revient inlassablement, marquant chacun de ces baisers par le bruit de nos lèvres se séparant... Il continu de m'embrasser et regarde ma bouche. Moi je souris en fixant ces yeux qui me contemplent. Il plonge lui aussi son regard dans le mien puis presse une dernière fois bien plus fort que les autres. Il s'aide de sa main plongée dans ma nuque pour nous coller d'avantage. Il ferme et crispe les yeux. Moi je savoure ce dernier échange. Puis tout s'arrête. Je redescends sur terre... Je monte tellement haut et vite avec lui... Sans forcément m'en rendre compte... Seulement lorsque le chemin inverse se termine...

Mais il faut maintenant que je lui avoue tout... Tout ce que je sais... Et ce qui va certainement le blesser... Je ne veux bien sur pas lui faire de mal, mais c'est en ne disant rien que j'en fais le plus... Mais avec le baiser qu'il vient de me donner généreusement, je ne doute plus de son amour envers moi... Mais j'avoue que sa réaction me fait vraiment très peur... Va-t-il l'accepter ? Oh Tom pardon de ne pas t'en avoir parlé avant cette fameuse nuit... Dès que j'ai vu ta cicatrice... Avant que... tu ne me donnes ton corps...





Don't deny me
(Ne me rejette pas)
This pain I'm going through
(La douleur que j'ai m'acheve)




Bill: Comment te sens-tu?
Tom : Sa va merci...
Bill : Tu-tu n'as pas mal ?
Tom : Hm... Non sa va aller ne t'inquiète pas.



Il embrasse ma main. Il souffre de ses blessures. Je vois ses grimaces de douleurs s'affichées légèrement sur son visage lorsqu'il fait un mouvement. Mais Tom est comme sa. Montré qu'il est faible ? Sa jamais ! Montrer qu'il souffre ? Sacrilège ! Il est fort mentalement, même si son c½ur est fragile, son mental persiste et fait de lui une personne d'une force incomparable...


Bill : Dis Tom... Je-je dois te parler...
Tom : Oh... je t'écoute...
Bill : Re-regarde cette chaîne...
Tom : Oh Bill ! On à la même!
Bill : Peux-tu me l'a décrire s'il te plait ?
Tom : Euh... Pourquoi ?
Bill : S'il te plait c'est... important...
Tom : Bon, comme tu veux... Je... euh Elle est pareille, deux mailles fines, une large enchaînées comme sa les unes aux autres. Sur la plaque il y a mon prénom inscrit avec la même écriture si belle et minucieuse... et au verso il y a quelque chose que je ne comprends pas...
Bill : C'est quoi ?
Tom : C'est un dessin... deux lettres enlacées un « B » et un « T » Mon nom de famille doit commencer par un « B » je suppose... Et à côté y'a un signe vraiment indescriptible...



Je lui montre le verso de ma gourmette. Ce signe comme il dit, c'est celui de la gémelité. Et le « b » représente mon prénom à moi bien sur... C'est bon, j'en suis certain, c'est mon frère...




Please forgive me
(S'il te plait pardonnes moi)
If I need like I do
(Si j'ai besoin de faire sa)




Il est surpris en observant les gravures... Il remonte son regard dans le mien... il s'interroge... Commencerait-il à comprendre se qui nous arrive? Ses pupilles se perdent, elles ne cessent de vaciller de droite à gauche, cherchant des réponses qu'il ne trouvera pas...


Bill : Tom... Où... dans quelle rue ton père t'a trouvé ?
Tom : Je euh... Une ruelle près de l'église...
Bill : J'habitais deux rues plus loin... Tom... Est-ce que tu comprends ?
Tom : Non !
Bill : Tom, ne t'énerve pas s'il te plait...
Tom : Non ! C'est pas possible !
Bill : ...
Tom : Mais tu-tu... depuis quand le sais-tu ?
Bill : J'en suis certain depuis que j'ai découvert ta cicatrice au front...





Please believe me
(S'il te plait croies moi)
Every word I say is true
(Tous les mots que je dis sont vrais)




Tom : ... Alors... Tu savais que j'étais ton... avant que... Avant que tu ne me fasses l'amour ?
Bill : Tom je...
Tom : Répond Bill !
Bill : Je... Oui...
Tom : ...
Bill : Tom je... Pardon ! Excuses-moi ! Oui nous sommes jumeaux mais sa change quoi ?
Tom : Tout !
Bill : Sa veut dire que pour toi... je ne suis plus que... ton frère ?
Tom : Bill j'n'ai jamais eu de frère !
Bill : ...
Tom : Putain ! C'n'est pas vrai ! J'ai la poisse ou quoi ? J'ai rêvé de connaître mon passé et... et voilà qu'il s'abat sur moi ! Le mec que j'aime est... mon... putain !
Bill : Tom calmes-toi !
Tom : Hein ? T'es fou ! Bill t'as abusé de moi, t'aurais pas dû coucher avec moi !
Bill : Hey ! Je te signale que tu étais consentant !
Tom : Oui mais ignorant !
Bill : ... Alors c'est quoi la fin de cette conversation ?
Tom : Sors de ma chambre s'il te plaît...
Bill : Mais Tom tu ne peux pas me laisser ! Je-je t'aime ! Plus, bien plus que mon frère ! Tom non ne fais pas sa je t'en pris !
Tom : Bill SORS !





Please forgive me
(S'il te plait pardonnes moi)
I can't stop lovin' you
(Je ne peux m'arrêter de t'aimer)




Qu'ajouter d'autre ? Tout est fini ? J'espère que non... Que je suis con... Je gâche mon propre bonheur, ma seule et unique raison de vivre... Mais peut-être lui faut-il un peu de temps pour s'habituer à cette... idée... Oui j'aurais dû lui en parler avant cet acte mais... Moi je ne le veux pas seulement en tant que frère ! Egalement comme amant, il est parfait dans ce rôle et je l'aime comme tel... Pourquoi choisir ? Pourquoi ne pas vivre pleinement les deux ? J'ai besoin de ces deux Tom ! Celui de mon enfance me manque, mon frère me manque ! Mais... je ne peux pas vivre sans lui donner mon amour beaucoup plus puissant, je ne peux pas vivre sans recevoir le sien tout aussi important... Pourquoi un tel choix ? Pourquoi tout ce complique aussi facilement ? Pourquoi je gâche tout à vouloir tout rendre meilleur ?

Je ferme la porte derrière moi en essayant de chasser l'image de mon frère en colère sur son lit qui ne me regarde même pas partir... Bien trop loin au travers de la vitre... Bien trop loin dans ces pensées...Bien trop loin de moi... Mon c½ur se serre... je l'ai perdu pour toujours ? Seul lui a les clés de mon destin entre ces mains... Espérons qu'il en fasse bon usage et rouvre cette cloison qu'il vient de solidement fermer à double tours entre nous... Il me manque déjà...





Still feels like our best times are together
(Je ressens encore nos meilleurs moments ensemble)
Feels like the first touch
(Je ressens encore la première caresse)
Still gettin' closer baby
Can't get close enough




Non je n'ai pas la force de partir encore plus loin de lui... alors je resterais là... sur cette chaise, non loin de sa chambre. Il me manque déjà... Ce refus... m'a brisé. Dire que quelques minutes auparavant il me montrait tout l'amour qu'il éprouvait pour moi... et que juste ensuite... je l'ai égaré dans les limbes sombre de cet enfer...Il me manque putain... comment je vais faire sans lui ? Je cale ma tête contre le mûr derrière moi, ferme les yeux et souffle pour ne pas m'énerver et faire quelque chose que je pourrais regretter... Comme ? Rentrer en trombe dans sa putain de chambre et lui faire ouvrir ses putains d'yeux sur le fait que lui aussi m'aime autrement que par ce putain de lien fraternel qui nous lie... Une larme, encore une... J'en ai marre. Sans lui je ne suis plus rien. Dire que je n'étais pas grand-chose avant mais... grâce à sa présence, ma vie à pris un sens... et là ? Maintenant ? A quoi je pense ? A cette chanson... Malgré moi, les paroles m'envahissent, encore et encore. Comme lorsque l'on est incapable de faire sortir les paroles d'une chanson pourrie de son crâne... elle y est ancrée et y reste... Mais elle, est belle, elle, me reflète, elle, est moi, elle, est mes sentiments en ce moment... Les paroles me possédant totalement, je commence par fredonner l'aire puis laisse finalement les mots sortir...




"Still holdin' on
(Je t'attends toujours)
Still number one
(tu restes le premier)

I remember the smell of your skin
(Je me souviens de l'odeur de ta peau)
I remember everything
(Je me souviens de tout)
I remember all your moves
(Je me souviens de tous tes gestes)
I remember you yeah
(Je me souviens de toi)
I remember the nights
(Je me souviens des nuits)
Ya know I still do
(Tu sais que je le fais toujours)
So if you're feelin' lonely don't
(Et si tu te sens seul)
You're the only one I ever want
(Tu es le seul que j'ai toujours voulu)
I only wanna make it good
(Je n'ai voulu faire que le bien)
So if I love ya a little more than I should
(Même si j'aime sa un peu plus que je ne dois)

Please forgive me, I know not what I do
(S'il te plait pardonne moi, je ne sais pas ce que je fais)
Please forgive me, I can't stop lovin' you
(S'il te plait pardonnes moi, je ne peux m'arrêter de t'aimer)
Don't deny me, this pain I'm going through
(Ne me rejette pas, la douleur que j'ai m'achève)
Please forgive me, if I need ya like I do
(S'il te plait pardonnes moi, si j'ai besoin de faire sa)
Oh believe me, every word I say is true
(Croies moi, tous les mots que je dis sont vrai)
Please forgive me, I can't stop lovin' you...


One thing I'm sure of
(Il y a une chose dont je suis sûr)
Is the way we make love
(C'est la façon dont on fait l'amour)
And the thing I depend on
(Et la chose dont je suis dépendant)
Is for us to stay strong
(Est pour nous de rester forts)
With every word and every breath I'm prayin'
(Avec tous les mots et tous les souffles, je prie)
That's why I'm sayin'...
(C'est pourquoi je dis...)



Please forgive me, I know not what I do
Please forgive me, I can't stop lovin' you
Don't deny me, this pain I'm going through
Please forgive me, if I need ya like I do
Oh believe me, every word I say is true
Please forgive me, I can't stop lovin' you..."



FIN POV BILL




La vérité est cherchée de tous... Mais elle n'est pas toujours acceptée lorsqu'enfin elle se dévoile... Vivre avec peut paraître difficile, mais rien n'est insurmontable... Jamais elle ne fait reculer...



__________

# Posté le mercredi 19 septembre 2007 12:42

Modifié le lundi 14 avril 2008 07:08

ChaPiTre 22

ChaPiTre 22
__________

MUSIK
__________




We call out into the distance...




POV BILL



C'est aujourd'hui qu'enfin je vais revoir Tom... Deux jours que ma chambre d'internat est vide de sa présence, que mes nuits sont vide de ses bras, que mon c½ur est vide de son amour, et que mon âme est vide de lui... Il me manque tant. Ne pouvant plus endurer cette absence trop oppressante, cette nuit je suis rentré chez moi exceptionnellement...

A présent je regrette mon geste... Ces deux jours ont été pour moi une façon de réfléchir... Je l'aime, oui je l'aime plus que tout, plus que mes espérances... Cette distance me déchire, mais ce rejet... je crois que c'est le pire... Bien sur que je le comprends... Il m'en veut c'est certain et il a de très bonne raisons... Mais ce que je veux savoir c'est s'il me pardonnera un jour. Si oui, alors j'attendrais que ce moment vienne, je l'attendrais lui, sa décision, son retour... Et si non... alors qu'est-ce qui me retient ici? Si je dois passer mes journée près de lui, à raser les mûrs pour me faire « oublier », à l'observer en ressassant sans arrêt toute cette histoire... Pourquoi nous putain ? Pourquoi faut-il que tout soit toujours tout confondu ? Pourquoi faut-il que le monde soit si petit ? Pourquoi faut-il qu'il existe des ordures sur cette misérable planète ? Je m'en veux ! Oui je m'en veux parce que je suis l'une d'elles ! J'ose faire souffrir l'être pour qui je pourrais mourir... et pourquoi ? Pour soulager ma conscience ! Pf... Ma conscience... elle ne sait plus où donner de la tête, ce qui est bien, ou ce qui est mal... Je croyais lui vouloir du bien en avouant ce lourd secret...
Je n'ai réussi qu'à le déchirer un peu plus... Je me donne envie de vomir...

Maman est là dans la cuisine. Assise, elle tourne lentement sa cuillère dans son chocolat... Elle tourne à l'infini, elle regarde à travers. Quand j'étais petit, après la disparition de mon frère maman faisait de son mieux pour me remonter le moral, malgré le fait que le sien soit au plus bas. Oui je ne voyais pas son mal être, elle a su rester forte pour moi... Un jour je suis arrivé comme sa dans la cuisine. Elle produisait ce geste. Elle tournait encore et encore inlassablement... Je lui ai demandé pourquoi elle faisait cela. Elle m'a simplement prise sur ces genoux, me tenant d'une main et continuant son geste dans le liquide. Elle m'a regardé et m'a dit :



« Tu sais mon chéri, lorsque tu mets de la poudre dans ton lait, il se colore... Et si tu regardes bien attentivement dedans, tu peux y voir tes rêves. Tu es seul réalisateur de ton film. Ton scénario sort de ta propre imagination. Et si tu te concentres assez... Alors tu y verras ce que tu désir... »


Et chaque matins elle se concentre sur ce lait qui refroidi quelque peut. Parfois je m'inquiète, elle reste figée longtemps et semble triste. Je sais à présent le film qu'elle tourne tous les matins... Son rêve à elle aussi est de retrouver son fils disparu tragiquement. Le plus dure est pour elle de ne pas savoir ce qui c'est passé même si après l'accident, elle me croyait enfin... Elle a ouvert les yeux si subitement que toutes les horreurs lui sont apparues d'un coup... Quelle douleur...



FIN POB BILL




FLASH BACK



Le placard s'ouvre et les yeux d'une mère prennent une couleur sombre. Ténèbres, perdu au fin fond des limbes, à tout jamais, cette femme vient de perdre un enfant par sa faute. Pour elle, il n'y a qu'un seul coupable. Elle n'hésite pas à s'accabler de tous les maux. Cette vision devant elle est tout aussi déchirante. Son autre enfant enfermé dans un placard. Tout de suite elle sait. Elle sait que ce petit être à assister à l'écoulement de tout ce sang. Une peur l'envahi, une nouvelle... Encore... Le protégé lui, de ce qu'il a vu, son avenir son passé, ses souvenirs... Traumatisé ? Certainement... Mais il lui faut savoir avant tout. Désormais prête à croire seulement ce petit ange en larme à ses pieds. Lui et seulement lui... Non pas « eux » parce qu'elle se doute malgré son envie, que ce mot n'existera plus... Elle le ressent au fond d'elle... Une partie s'éteint...

Elle s'abaisse au niveau du visage de cet enfant, qui n'est autre que sa propre chaire. Le corps est secoué de spasmes incontrôlable et bien trop puissants. Recroquevillé sur lui-même et incapable de prononcé le moindre mot, il trouve simplement la chaleur des bras de sa génitrice... Doux, chaleureux, familiers, mais pas ceux de son frère... non vraiment pas...

Les jours passent et le petit ange se renferme de plus en plus. Parlant seulement le soir, seul, dans sa chambre. Riant parfois. Du rez-de-chaussée, sa mère l'entend et pleure ... encore et encore... Pourquoi n'a-t-elle pas ouvert les yeux plus tôt ? Avant que tout sa se produise ? Elle s'en veut... cette punition, cette douleur, elle la mérite car elle a été bien trop aveugle... Mais lui, là haut, lui ne mérite que de vivre heureux... Elle à gâché sa vie... Elle l'entend s'esclaffé de rire, parler sans fin, appeler son frère... « Tom ! Hey Tom ! On joue ? » Son c½ur se déchire... Il n'a pas encore tout à fait pris conscience de la mort... Il ne reviendra jamais... Elle hurle silencieusement... ce que vit son fils est insupportable ! Mais lui sait ! Lui connait la vérité ! Lui seul peut lui expliquer tous les événements... Depuis quand, comment, pourquoi ?!

Franck... Franck... Au début le refus d'admettre qu'il ne peut y avoir que lui comme coupable d'un tel acte... Dernier coups de poignard en plein c½ur... Achevant... La confiance, comment la redonner après sa ? Le pardon... Comment se le faire accorder quand la personne qui vous le doit n'a que six an et ne comprend même pas le sens de la clémence... Mais comment pardonner ?...



... : AHHHHHHH !!!


Un cri, un seul. Elle essuie ces larmes et se précipite dans la chambre de son fils. Sa voix c'est casser, elle à peur. Elle arrive et ouvre la porte en trombe. Elle voit Bill là, assis par terre, quelques voitures devant lui, le visage dans ces mains, secoué de quelques spasmes.


Simone : Bill ! Bill mon chéri que ce passe-t-il ?
Bill : ...
Simone : Bill je t'en pris parle-moi mon bébé !
Bill : Maman ! C'est-c'est Tooom !
Simone : Oh... Oh Bill qu'y a-t-il ?



Enfin il lui a parlé... enfin... Mais ces quelques paroles ne sont pas les plus belles... La femme sait, d'après le psychologue que consulte Bill, qu'il imagine sont frère encore à ces côtés... Cela lui passera certainement, mais en attendant, il ne se rend pas compte de sa disparition...


Bill : On-on jouait au voi-voitures avec To-tomi et... Il-il souriait, il s'amusait, q-quand je l'ai regardé en face de moi, il était tout blanc... Il m'a dit qu'il avait mal... P-puis il a b-baissé la tête en se tourdant le v-ventre. Q-quand il l'a relevé s-son visage est devenu t-tout bizarre... De plus en plus... sombre... Il avait p-peur, je l'ai lu d-dans ces yeux ! Mamaaan, T-tomi à disparu !


Une vérité bien trop puissante s'abat sans pitié sur les épaules frêles de ce petit être innocent...



FIN FLASH BACK



POV BILL



Oh maman, je pourrais faire ton bonheur à toi aussi... Si tu savais ! Mais non, non je ne peux prédire les réactions de tout le monde, et j'ai bien trop peur de me tromper à nouveau. Tom ne m'accepte pas... Je crois que s'il n'acceptait pas ma mère, elle serait définitivement perdue... Et ça non ! Je suis assez grand maintenant pour veiller sur son bien-être moral et physique... Après tout elle a tant fait pour moi...

Je m'approche et embrasse son front. Je me sers mon chocolat chaud et m'installe en face d'elle. Je tourne moi aussi. Je plonge mon regard lointain dans ce bol et y imagine ce que je désir... J'y vois Tom et moi bien sur, en tant que frère et amant... Les deux combinés... Pourtant c'est possible pour moi ! Je suis près à faire tous les sacrifices possibles pour que ce rêve se réalise! Mais quand je repense à la nuit que nous avons vécue, elle m'apparaît devant moi. Je souris et me dis que j'ai déjà eu l'occasion de réaliser mon plus grand rêve... Il ne faut pas être trop gourmand !



Simone : Qu'est-ce qui te fait tant sourire mon chéri ?
Bill : Sht... Silence... « Je tourne » ...



J'entends maman rire un peu. Je reste concentré et continu de m'émerveiller tout seul. Elle m'embrasse et pose sur la table un petit bout de papier. Je n'en fais pas cas. Quelques minutes plus tard, je bois enfin mon déjeuné quelque peu froid mais peu importe, je viens de passer un bon moment ! Je regarde le petit mot et échappe un petit rire à sa lecture...


« Je te laisse finir Spielberg... Reviens-moi vite quand même! Fini bien ta semaine à l'école. Je t'aime fort puissance deux mon poussin... »


Elle à toujours dit sa depuis que Tom est parti. « Puissance deux » représente bien sur l'amour qu'elle lui portait, qu'elle lui porte toujours, mais ne pouvant plus le lui montrer physiquement, elle me le donne généreusement ! Même si je sais qu'il lui est destiné... Je suis sa moitié, elle le voit encore un peu en moi... C'est sa façon de me montrer qu'elle ne l'oublie pas... Jamais elle n'a prononcé son nom depuis toutes ces années, en deuil d'une disparition qui n'existe pas... C'est sa façon à elle de l'évoquer à toute heure de la journée ! Nous nous comprenons ainsi...

Je me prépare l'air rêveur... Aujourd'hui Tom et moi n'avons pas cours. Le principal à donner sa journée à mon frère pour se remettre doucement ... Et moi ? Bien d'après lui, son colocataire devrait l'aider et lui tenir compagnie... Tom et moi avons eu le soutient du principal. Joe et sa bande son renvoyés définitivement. Lorsque l'objet de notre malheur disparaît enfin... Nous ne pouvons toujours pas être ensembles et heureux... à cause de moi...

Ce qui est inquiétant, et c'est la raison pour laquelle je ne vais pas en cours, c'est qu'il y a trois jours Tom était dans un petit coma et aujourd'hui... il reprend les études. Apparemment c'est lui qui a insisté. L'établissement n'accepte pas les absences trop longues. Les élèves sont vite remplacés... Hé oui, c'est une école très importante et très demandée. Et je sais que pour Tom elle représente beaucoup... Alors il prend sur lui... Je le trouve de plus en plus formidable...Et très courageux...

Je sors de chez moi et me dirige vers l'arrêt de bus. J'attends très peu de temps avant de m'installer dans le transport. Le regard plongé à travers la vitre, je ne regarde pourtant pas le paysage. Ma journée je vais la passer avec Tom... Seul avec lui... Je m'attends au pire à présent... Mais une petite lueur d'espoir brille en moi... Et s'il m'avait pardonné et que cette journée se passe lové l'un contre l'autre ? Oh... je rêve bien trop...

Je descends du bus et avance vers l'internat mon sac en main. Je monte et me trouve devant la porte de ma chambre. Je n'entends rien... J'entre. Je ne vois personne, mais je sais que le lit de Tom est derrière le mûr... J'avance, j'ai peur... Je ne regarde que mon lit et y pose mon sac dessus ? Je range mes affaires sans avoir regardé s'il était allongé de son côté, sans un bonjour, sans un regard. Qu'il comprenne qu'il m'a fait mal lui aussi... Je lui tourne le dos pour être face à mon armoire... Il est là... Je sens son regard posé sur moi, me détaillant de la tête aux pieds. Que j'aime cette sensation même si j'en tremble... Je souris... Son regard me brûle le dos et me réchauffe le c½ur...

J'ai fini. Je me retourne vivement pour le regarder. A ce geste il arrête net de me fixer et observe le paysage à travers la fenêtre. Trop tard mon grand j'ai bien remarqué comment tu me détaillais ! Je sais que pour toi c'est dure de faire semblant d'avoir tourné la page sur nous. Mais pour moi elle n'est pas encore tournée, et je suis près à te récupérer quoi qu'il arrive, surtout depuis que j'ai ressenti ce regard désireux que tu as osé poser sur moi... Tom tu te voiles la face !





Less than a pearl in a sea of stars,
(Moins qu'une perle dans une mer d'étoiles)
We are a lost island in the shadows.
(Nous somme une île perdue dans les ombres)




Je m'allonge sur mon lit. Lui est assis au bord du sien et ses avants bras posés sur ses genoux le soutiennent. Il perd son regard au sol puis enfouie son visage dans ses mains. Je l'observe sans gènes, parce que moi, il me plait toujours autant... qu'il est beau... Il m'a décidément trop manqué... Il se lève et sans me regarder, se dirige vers la salle de bain... Okay... Il est tant de réagir là non ?


Bill : Tom sa va ?


Il se retourne et me fait face, une main sur la poignée de la salle de bain. Il me regarde... Gott, il me trouble trop... Mais il continu, ouvre la porte et va pour rentré. Je me lève et me précipite vers lui, le retenant par le bras. Il fait un geste exagéré pour se retiré de mon étreinte et me regarde presque méchamment ; Le seul problème c'est que je ne le crois pas...


Tom : Pourquoi tu me demandes sa ?
Bill : Mais Tom, je suis ton frère, je prends de tes nouvelles !
Tom : Tu n'es pas sa !
Bill : Pourquoi ?
Tom : ...
Bill : Hein ? Pourquoi ? Faudra bien l'accepter !
Tom : Non !
Bill : Alors c'est que tu me veux autrement !
Tom : Non !
Bill : Dis-le Tom ! Dis-le !
Tom : Non !
Bill : Dis-le putain que je suis ton frère !
Tom : Tu ne l'es pas ! C'n'est pas possible ! Je n'te crois pas !
Bill : DIS-LE !
Tom : T'as tout gâché Bill ! J'étais heureux ! J'étais amoureux merde !
Bill : Tu l'es toujours Tom... Tu es amoureux de ton frère...
Tom : Non ! C'est faux ! C'n'est pas possible !
Bill : Mais moi oui ! Je le suis ! Je le suis à en crever bordel ! Mais regarde Tom ! Sa change quoi ? Je suis le même ! On a simplement trouvé pourquoi on se comprenait tant ! On est unis Tom !
Tom : Oui mais pas comme je le veux !
Bill : Et comment tu le veux ? Dis-moi !
Tom : Autrement !! Putain... Bill je-je t'aime merde !



Il l'a dit ! Il me l'a dit ! J'en étais sûr ! Il est là, devant moi, totalement perdu ! Mais Tom suis moi ! Je connais le chemin ! Il se rend compte de ce qu'il a dit... il a tellement peur, je le sais, je le vois, je le ressens... Je m'approche de lui et prends son visage d'ange entre mes mains. Je plonge mon regard dans le sien et l'ancre. Je m'y fais une place pour y rester à tout jamais... Il vacille ses prunelles de l'une à l'autre des miennes. Il est perdu et me demande ce que je fais à travers ce geste...




It may be our words become lost.
(Peut-être que nos mots s'égarent)
It may be our words find nothing, find no-one.
(Peut-être que nos mots ne trouve rien, ni perosnne)




Je t'ouvre simplement les yeux sur ton c½ur mon amour... Prends ma main et suis moi, nous serons heureux ensemble... accepte cette union entre nous, accepte cette différence qui nous sépare des autres couples, acceptes moi... Nous sommes unique, tu l'es tellement à mes yeux... si tu savais... Mais tu le sais, seulement tu refuses de le comprendre. Toi qui dévoilais notre amour aux autres, aujourd'hui tu l'as recouvert d'un voile opaque pour que personne ne l'aperçoive. Mais je crois que tu as oublié une chose. Moi je vois l'amour que tu me porte, je suis ton frère, jumeau qui plus est... je le sais, je lis en toi... Alors ne te caches pas de moi...

Je viens goûter tes lèvres avec délice, envie et passion. Je reste là, collé à toi, sans bouger, les yeux fermés, le c½ur dans le tien. Tu ne me repousses pas, je suis heureux. Tes lèvres, douceur, éternel bonheur... Humides d'un coup... tu pleures...Oh non mon ange... pourquoi cette larme ? Pourquoi la mêles-tu à notre échange ? Je l'attrape et la bois... Mélange de joie et de tristesse... que signifie-t-elle ? Je te demande ton intérieur... Tu hésites, mais bien trop avide de moi tu m'acceptes. Je te propose une dance. Tu t'accordes ce moment de douceur contre moi. Furtif ? Pour l'instant ce slow que nous échangeons est beau, lent et apprécié de nous deux. Tu ne peux échapper une petite plainte entre notre baiser si langoureux. Je souris et ce geste donnera la fin de ce doux moment. Je me détache. Tu restes là sans bouger. Que tu es beau, les yeux fermés, la bouche légèrement entre ouverte... Je viens déposer un doux baiser sur ses lèvres qui ne cessent de m'attirées, un seul, juste pour te faire revenir à moi... Moi qui t'es transporté si haut pour que tu ne redescendes plus... Tu vois ? Jamais tu ne m'oublieras...

Tu ouvres les yeux et me regarde... as-tu enfin pris conscience que ma présence pour toi est désormais vitale ? Tout comme tu l'es pour moi ?



Tom : Je te déteste pour ce que tu viens de faire...
Bill : Oh pourquoi ?



Je souris, il ne le pense pas, juste avant il m'a dit le contraire... Et si je me fis à ce que j'ai entendu durant ce baiser, il a tout autant aprécié que moi !


Tom : Bill putain tu n'm'aides pas ! Je veux pas... je veux pas ressentir tout sa pour toi ! Tu-tu es mon... Merde Bill oublie-moi...
Bill : ça c'est pas possible Tom... Jamais je ne pourrais et jamais je ne voudrais !
Tom : Alors déteste-moi !
Bill : C'est impossible je t'aime trop...
Tom : Non ! Non arrête ne me dis pas sa...
Bill : Tom je t'aime ! Je t'aime, je t'aime je t'aime je t'aime ! Plus que tout...



Il me pousse violement hors de la salle de bain et se ferme à double tours... Merde, pourquoi ne veux-t-il rien entendre ?! Pourtant avec ce qui vient de ce passé il devrait en être persuadé à présent ! Tom arrêtes ! Tu nous fais souffrir tous les deux ! Baste moi, je le mérite, mais toi tu as droit au bonheur ! Regarde au fond de ton c½ur ! C'est moi que tu veux ! Moi et moi seul suis capable de te rendre heureux à ton juste titre ! Tu le sais bordel !

Je reste derrière la porte de la salle de bain. Je l'entends pleurer... J'ai mal à ce son... Trop de souvenirs. Pourquoi tout ressemble tant au passé ? Je pose mes deux mains à plat contre cette cloison. Je sais que lui est assis dos à celle-ci, alors je m'accroupie... Et je murmure...



Bill : Tom... Je sais que tu m'entends... Je-je ne voulais pas te faire de mal en t'avouant ce... lourd secret mais... tu ne méritais pas de rester dans l'ignorance... Tom tu... tu m'as tellement manqué pendant toutes ces années... Je-je peux te raconter tout ton passé... je-je suis ton passé... et j'aimerais vraiment faire parti de ton futur... De la façon dont toi le décidera... Ami, confident, frère ou même... amant... Mais si... si tu me rejettes je...j'pourrais pas Tom ! J'ai besoin de toi... Tu-t'es vital pour moi... Tom merde me laisses pas... Choisis, j'accepterais tout ! Mais ne m'oublie pas et... et ne me demande pas de tels choses ! Te détester ou même t'oublier m'est impossible... Tom je t'en pris...


Le loquet se tourne. Je sais qu'il a entendu mon long monologue... Mais pourquoi est-ce qu'il ne me répond pas ? Il ouvre la porte, je me lève dans son regard. Sa tête se lève en me fixant du fait que je suis plus grand. Il me bouscule. Je me retourne, il prend une veste, l'enfile et sort de la chambre... Il n'est pas loin de midi, peut-être va-t-il manger. Je prends moi aussi de quoi me couvrir et ferme la chambre à clef. Je me précipite dehors et je le vois assis sur un banc devant le self. Je ne m'approche pas, il me rejetterait et je lui ai dit que j'attendrai sa décision... Je m'assois en retrait, assez loin de lui pour qu'il ne me voit pas, assez près pour pouvoir l'observer...

Mes coudes posés sur mes genoux, et ma tête repose sur mes mains, j'attends l'ouverture du self. Je le regarde... il est seul... Je sens une main se posée sur mon épaule. Je me retourne et vois Gustav... Ce n'est pas le moment...



Gustav : Hey... Sa va ? Fatigantes les retrouvailles avec Tom se matin ? Rah bande de vénards, tous les deux tranquilles à l'internat !
Bill : Mh...
Gustav : Woh... Sa va pas toi ! Qu'est-ce qui c'est passé avec Tom ?
Bill : Comment tu sais que c'est lui ?
Gustav : Hum... Lui là-bas... toi ici... Seulement un peu de réflexion ! Rien de très compliqué !
Bill : C'est très long à expliquer...
Gustav : Oh... Une dispute ?
Bill : On peut dire sa................... Oh ! Qu'est-ce qu'il fou là ?



Je me redresse en observant Tom... Ne m'dit pas que... Non Tom...




Our words drift away.
(Nos mots s'éloignent)
Our words journey !!
(Nos mots voyagent)
To find those who will listen.
(Pour trouver ceux qui les écouteront)




On ne peut contrôler les sentiments d'une personne. Il est déjà tellement compliqué de gérer les siens... Tout peut-être confus, la difficulté à remettre de l'ordre semble insurmontable. Lorsque deux d'entre eux s'opposent... Comment faire ?



__________

# Posté le dimanche 23 septembre 2007 09:52

Modifié le vendredi 02 mai 2008 06:52

ChaPiTre 23

ChaPiTre 23
__________

MUSIK
/!\ VIVEMMENT CONSEILLEE /!\
__________




POV BILL



Je m'énerve et commence à trépigner sur place. Je bouge beaucoup, j'ai peur. La vision qui s'offre à moi me fait peur... Non, Tom... ne me fais pas souffrir... arrête... Je t'en pris !

Je me lève violement, fronce les sourcils, certainement pour empêcher ces émotions de faire surface sur mon visage. Mon souffle se refroidi, mon âme ce glace, mon c½ur se gèle... J'avance vers ma source sans fin de chaleur. Quelques mètres plus loin, Gustav me retient par le bras.



Bill : Lache-moi Gus jt'en pris !
Gustav : Tu vas faire une connerie Bill !
Bill : Non ! Je vais l'empêcher lui d'en faire une !



Je me dégage violemment de son emprise et fonce vers l'homme de ma vie. Un pas lourd et assuré, une démarche féline et sauvage, les yeux enflammés et perçants... les mains tremblantes... J'ai peur, de se que je vais faire, dire, de ce que je vais voir... et entendre...

Tom est debout, dos à moi. Devant lui, en pleine discussion, la fille la plus canon de l'école. Enrika ! Le genre de fille qui aguiche grâce à toute une panoplie d'instruments de torture, utilise et jette une fois le travail accompli ! Je ne les supporte pas et je sais que Tom non plus. Nous en avions parlé lorsque nous étions amis. Un jour, nous avions croisé Enrika dans la rue en compagnie d'un mec... Lui complètement gaga d'être avec une fille désirée de tous... Le lendemain, s'en était un autre... Nous nous moquions d'elle et nous disions que jamais nous serions avec ce genre de nana. Alors pourquoi flirt-il avec elle ?

Je suis dos à lui, rageur, hargneux... énervé de ce comportement et de ce retournement de veste de la part de mon beau dreadeux alors que ce matin même il me disait « je t'aime ». C'est pour que je te déteste ? Pour que ce soit plus simple à t'oublier ? Mais Tom tu pourrais tuer ma propre mère, me transpercer le c½ur de tes propres mains je ne te renierais jamais... c'est un fait, je n'y vais pas contre. Et toi, que veux-tu ? M'oublier ? Jamais tu ne pourras ! Mais s'il faut que tu essaye pour te rendre compte de cette incapacité, alors fait ce qu'il te semble bon... je t'attendrais... Mais... Tu me fais mal, en toute conscience... C'est d'avantage blessant que ton geste en lui-même...

Il ne me voit pas. Enrika me jette un furtif coup d'½il puis reprend sa discussion avec Tom. Le problème, c'est qu'étant juste derrière lui... j'entends tout. Et ils jouent un jeu. Un jeu blessant, et immoral. Ils me font mal volontairement et s'en amuse. Je sais que Tom à vu dans les yeux de cette fille que je me trouve derrière lui. Alors pourquoi s'amuse-t-il ainsi ?...



Enrika : Et pourquoi étais-tu avec lui si tu n'es pas homo ?
Tom : Voyons ma belle, tu l'as vu ? Il m'a fait pitié simplement... Il se cherche et avait besoin d' « amour » !
Enrika : Mais tu n'es pas attiré par lui hein ?
Tom : Bien sur que non ! Moi ? Attiré par un mec ? C'est répugnant... C'était comme sa ! Puis avoue que tu étais déçue !
Enrika : Oui c'est vrai !
Tom : C'est juste parce que sa rend les filles complètement folles que je suis sorti avec lui ! Mais il est tellement froid que je me suis trop emmerdé ! Le jeu c'est vite terminé... je suis à toi !



Ma mâchoire se décroche, mes yeux s'arrondissent par son discours. Ok j'ai dit qu'il pourrait faire n'importe quoi, je ne le détesterais pas... mais putain qu'est-ce que sa fait mal... Enrika, fier d'elle s'approche de Tom, enlace ses mains faussement manucurées. Lui, pose les siennes sur ses hanches trop peu prononcées puis les descends presque violemment sur se qui lui sert de fessier avant de le masser sans aucune douceur... Une nausée me remonte à la gorge. Je laisse presque échapper mon dégoût lorsque je voix exagérément la pelle qu'ils s'échangent. Oui parce que sa un baiser ? Aucune passion alors pourquoi l'appeler comme tel ? Tom je vois très bien que tes rapports avec elles ne sont pas les mêmes qu'avec moi... Tu es tellement plus tendre...

L'échange dur sous mes yeux... sans fin, ils émettent même quelques répugnants sons... complètement faux et simulés par Tom... Mes larmes envahissent ma vue malgré moi. Je sais que tout est faux dans ces gestes, je sais qu'il n'en pense pas le moindre... Je-je sais que ces mots qui m'ont heurtés, il n'en pensait aucun, c'est seulement pour... pour que je le déteste... Ce serait tellement plus simple ainsi ! Ma haine envers lui l'aiderait à m'oublier ! Mais Tom tu es égoïste dans cette histoire !

Ne pouvant plus les regarder sans agir, je pose ma main sur l'épaule de Tom et le fait se retourné violemment. Mon regard est embué et lorsqu'il pose le sien haineux de l'avoir fait abandonner sa douce sur moi, mes perles roulent. Je vois à ce moment une douceur furtive envahir ces yeux. Mais il reprend bien trop vite le dessus sur ces sentiments. Je n'ai pas rêvé, en me voyant pleuré il a eu mal... J'en suis certain... Tom j'ai mal ! Tu es mon jumeau, je ressens ta douleur face à cette vérité, je ressens ta difficulté à l'accepter... Mais je peux t'aider face à cela, nous sommes deux... Mais toi, ressens-tu le mal que tu me fais ? Tu peux également m'aider à faire disparaître cette douleur. Réconforte moi, dis-moi que tout ça est faux, que tu ne pensais rien de toutes ces stupidités. J'ai besoin de tes bras pour me consoler, j'ai besoin de tes épaules pour pleurer, j'ai besoin de tes mains pour me rassurer, j'ai besoin de ton âme pour m'épauler, j'ai besoin de ton c½ur pour m'aimer, j'ai besoin de toi Tom... tu m'es vital... Ne joue pas à me faire du mal... J'ai trop longtemps vécu sans tout sa... Ne me laisse pas l'espoir d'un soir de les avoir retrouvés pour me les reprendre ! S'il te plaît Tom je t'en pris...dis quelque chose!



Tom : Bill... Ne pleurs pas, c'est fini c'est fini ! C'est comme sa ! Je suis désolé, je me suis bien amusé, mais mon truc à moi c'est les meufs !
Bill : T-Tom tu... tu n'penses pas ce que tu dis ?



Je vois qu'il a du mal à ne pas craquer face à ma détresse... Où trouves-t-il toute cette force ? A mois que... à moins que je ne me fasse que des films, que je ne vois seulement ce que j'aimerai voir... Ce monde est trop cruel... J'aimerai savoir si ses yeux me mentent. S'il dit réellement le contraire de ce qu'il ressent. Même s'il ce force à penser l'inverse de son c½ur, il ne gagnera pas toujours cette bataille. Un jour, ses sentiments prendront le dessus c'est obligé ! Mais je m'écoute moi ? Tom c'est peut-être bien foutu de moi comme il le prétend... je m'imagine que non pour... pour me protéger... mais sa me fait encore plus mal. Dieu que la vérité blesse...

Pour toute réponse à ma question, il me retourne le dos et reprend son échange buccal avec elle... Elle... ce que jamais je ne saurais... Ce que jamais plus il n'osera faire avec moi devant tant de monde... Ce qu'hier me rendait fort aujourd'hui ce même geste qu'il reproduit sur une autre personne me détruit...

Je le retourne à nouveau. Il ferme les yeux d'agacement puis les pose méchamment sur moi... Aïe, pourquoi a-t-il voilé son regard cette fois ? Il semble beaucoup plus dur et sûr de lui dans son comportement... Mais s'il se voile ainsi c'est bien pour que je ne puisse pas lire ces pensées profondes ? Non ?... Je ne peux et ne veux pas croire qu'il me fait mal par simple... retour de pièce ? ... Il fronce les sourcils...



Tom : Laisse-moi maintenant Bill !
Bill : Mais merde Tom à quoi tu joues ?



Il lâche Enrika et me prend par le bras pour m'écarter un peu. Il me fixe dans les yeux... Son regard... à nouveau, le sien... enfin nu devant moi... Il m'aime... J'esquisse un sourire à cette découverte qui me réchauffe toujours autant le c½ur et qui me donne d'avantage la force de poursuivre mes efforts pour ne pas qu'il enterre ce si beau sentiment... Moi ? Je pleurs encore... Je renifle un peu... Me voir dans cet état ne le laisse pas indifférent c'est sûr... j'en suis certain désormais... Tom ... Oh Tom...


Tom : Laisse-moi Bill... Arrête de tout compliquer... c'est assez difficile comme sa...
Bill : Non Tom non... Je suis près à tout pour toi... ne m'laisse pas... Tom je t'aime sincèrement...
Tom : Je... Bill... Arrête de pleurer... je t'en pris... je ne tiendrais pas...
Bill : Mais... M-mais Tom tu n'te rends pas compte ! Je... Moi non plus je ne tiendrais pas ! Mais p-pas dans le même sens que toi...
Tom : Comment sa... ?
Bill : Je t'aime à en mourir... Ne me rejette pas...
Tom : ... Je... Bill fais pas de connerie mais je... j't'en pris, ne pense pas à ça !
Bill : Je suis obligé. Je peux pas loin de toi ! Tu es tout pour moi maintenant...
Tom : Je... Je sais Bill mais... Je peux pas... Pardon...



Il commence à partir. Je le retiens par le bras. Il se retourne et me fait face. Son regard ne croisant pas le mien... Seulement abattu au sol, honte, culpabilité de toute cette douleur, autant la sienne que la mienne, fuyant, me fuyant, fuyant ses sentiments pourtant trop présents, trop encombrants...


Bill : T-Tom... dis-moi j-juste si, si... Ce que j'ai entendu, tu le penses vraiment ?
Tom : Bill à ton avis ?
Bill : Moi je pris pour que non... Mais tu es trop... fermé pour que mes doutes s'effacent...
Tom : Ces doutes n'ont pas lieu d'être... ils te font trop mal... Ne les laisse plus t'envahir mon ange...
Bill : Oh Tom...
Tom : ...
Bill : ... Tu, tu vas allez loin a-avec elle ?



Il prend mes mains et se met face à moi. Des gens nous regardent et sa nouvelle petite-amie s'impatiente. Mais il s'en fou, il tient à me dire ce qu'il pense sincèrement. Et j'avoue qu'a ce moment, je me fou tout autant que lui du monde... Je ne vois que son doux visage, je ne fixe que ses lèvres que je désire tant, je n'entends que le son mélodieux qu'il produit... Je ne me concentre que sur ces prochaines paroles... Décisives pour moi...


Tom : Bill... écoutes... Je... Tu dois me laisser le temps... Ce que tu m'as dit ce matin quand j'étais... dans la salle de bain... c'était beau, très beau... j'ai pris conscience que non... non c'est impossible pour moi de t'oublier... Alors si tu n'y arrive pas à ma place, tout sera trop dur et compliqué... Tu es bien plus fort que moi tu le sais... Pour... répondre à ta question... Tu sais parfaitement qu'il n'y a qu'une personne que je désirs... Et... Tu sais qui c'est hein? *lol*
Bill : *lol*...Ui...
Tom : Alors n'ai plus de doutes mon c½ur, je vais revenir, je ne pourrais pas me priver de toi longtemps... Mais j'ai besoin de... distance pour... me faire à l'idée que l'homme que j'aime est... mon frère...



Je pleurs... Jamais il n'a dit que nous sommes frères... Ces paroles me rassurent... Dieu que je suis heureux. J'ai retrouvé mon Tom... Mon frère et mon amant... La douceur de mon sang et la tendresse de mon c½ur... Je le savais... Il est parfait dans ce double rôle ! Enfin il le saura, j'en suis certain ! Il va l'accepter ! Bientôt ! Bientôt il l'acceptera !


Tom : Je ne te demande qu'une chose, une seule en échange d'une promesse...
Bill : D'accord...
Tom : Je te jure que tu es le seul et le restera pour toujours... Peut importe les visions que tu peux avoir, les apparences... il faut que tu me crois, parce que je t'en fais le serment... Et en échange... Je te demande simplement... de m'attendre... Juste... m'attendre... Tu es partant pour ce petit dile mon ange ?
Bill : Tom j'aime quand tu m'appel comme sa...
Tom : C'est une preuve que je ne mens pas... Bill attends moi, je reviendrai avec le même amour qu'avant, celui que tu veux, celui qui me brûle moi, et celui qu'il faut que j'accepte... attends moi...
Bill : Oui je te le jure...
Tom : Le temps qu'il faudra ?
Bill : J'attendrai ma vie entière... Je t'aime...



Il me sourit puis se retourne. Nos mains ne se lâchent que lorsqu'il est trop loin de moi. Je respire un grand coup et renifle mes quelques larmes. C'est un peu grâce à elles qu'il prend conscience de la douleur qu'il ressent en les voyants et de l'amour qu'il me porte. Je les essuie du revers de la main en souriant à Gustav qui est au loin devant moi, et qui n'a sans doutes manqué aucunes miettes de ce spectacle sentimental...

C'est fou comme il peut me faire changer d'humeur mon frère. Avec de simples mots, qui pourtant ont une importance énorme pour moi... Rien de plus naturel... Gustav s'approche et me souris. Je le lui rends, les yeux encore rouges et le nez qui coule toujours, ma manche est complètement trempée et noire de maquillage, mais je m'en fou, ce sont des larmes de joie... Trop de sentiments d'un coup, passé de la plus grande tristesse au bonheur absolu, c'est éprouvant mais je ne me plaindrais pour rien au monde. Je regarde en direction de l'entré du self qui s'ouvre. Tom est main dans la main avec Enrika... Je souris à ce geste. Je fixe Tom qui lui aussi me regarde. Son groupe rentre dans le restaurant, lui suis. Mais avant de disparaître il me fait un furtif clin d'½il. Aperçu de personne et pourtant moi je n'ai vu que lui. Je rougis et lui souris, puis il part.

Je sens vaguement une main frotter mon avant bras droit... Mais j'avoue être tellement haut, que ce qui se passe sur terre ne m'inquiète que trop peu... C'est l'insistance de ce geste Qui fait que je lui accorde plus d'attentions... Je vois Gustav me sourire et commencer à s'impatienter...



Gustav : Oui... Tu as certainement dû l'empêcher de faire une bêtise... Et pourtant... Il sort avec elle... ?
Bill : Oui... Il sont ensemble...
Gustav : Hey Ho redescends tu veux bien ? Je suis là pas si haut ! *lol*
Bill : Mh ? Pardon... Oui Tom sort avec elle...
Gustav : Pourquoi ?
Bill : Pour se protéger...



Mon ami reste perplexe et ne comprend pas ma réponse... Je reste sur mon nuage, pourquoi en descendre ? C'est si confortable... Je m'avance en direction de l'internat, le pas léger et l'esprit vagabond. Je n'ai pas faim... « Vivre d'amour et d'eau fraîche » ? Oui je suis tout à fait d'accord... L'amour à se dont de vous nourrir, de ne vous faire manquer de rien. Plus vous pensez à cette personne si singulière qui prend de plus en plus possession de votre c½ur, plus vos besoins vitaux diminues. Il m'habite, il est dans chacune de mes cellules, chaque coin et recoins de mon être... Comment expliquer cette sensation ? Seul lui m'importe... Je ne ressens plus l'envie de manger, constamment rassasier de tout autre forme à part lui... Lui et lui seul... Je suis avide de sa présence et déjà en manque de ses attentions...

Je m'allonge sur mon lit et m'endors. Je rejoins Morphée. Le rêve qu'elle m'a soigneusement préparé est à base de lui. De partout, tout le temps, sans arrêt... Je l'aime. Oh oui je l'aime ! Et jamais il n'en sera autrement... Il est parfait... Et même si la perfection est introuvable et énervante... Moi je l'ai trouvée. Elle existe, elle est à moi, c'est dans mes yeux qu'elle se dessine, et c'est lui mon model... Elle ne m'énerve pas, puisque c'est mon ½uvre, je la trouve belle et attirante... C'est lui... Il est beau et irrésistible... Il est parfait... Je le rejoins enfin...

La porte de la chambre claque un peu... Je me réveille mais n'ouvre pas les yeux... Je suis bien... Vraiment bien... Une pression s'exerce sur mon lit me faisant légèrement rouler. Je grogne un peu de mécontentement, place mes deux mains sous ma joue, esquisse un sourire et repars sur mon nuage... Je rêve... Je rêve qu'une main m'effleure doucement la joue, accompagné d'un souffle de rire... Je rêve que j'ouvre les yeux et Que je vois Tom remettre une de mes mèches à sa place... Je rêve qu'il me sourit et qu'il pose sa main sur mon épaule... Qu'il frictionne un peu mon bras, et que son regard me perce les paupières... Qu'il me perce... à m'en faire réellement ouvrir les yeux. Il est là... Non je ne rêvais pas. Subtile mélange entre ses deux mondes, une barrière tellement fine à traverser... Rêver ce que l'on désir car jamais nous le réaliserons... Le contraire existe... Tom est bien assis sur mon lit, une main sur mon épaule. Il me sourit tout en clignant doucement les yeux...



Tom : Tu as dormi tout l'après-midi ?
Bill : Ui...
Tom : Alors tu n'as rien mangé depuis ce matin ?
Bill : Mh... nan !
Tom : Bill tu es fou...
Bill : Mh... Oui... De toi !



Il baisse les yeux et rougis un peu... Que tu es beau... Alors j'arrive encore à susciter en toi de la gêne face à mes actes...? Et cette lumière tamisée qui ne fait que renforcer le sentiment qui prend déjà trop de place en moi... Trop ? Non... Pardon... qu'il prenne toute la place qu'il veut... Il t'appartient... Je t'appartiens mon c½ur... Crois-moi... Il me sourit... Qu'il est beau... Dieu que je l'aime...


Bill : Qu'elle heure il est ?
Tom : 20h.
Bill : Ah ! Quand même !
Tom : Tu n'as plus sommeil... ?
Bill : ... Non !



Nous rions... Décidément non, le sommeil m'a quitté... Normal avec toutes ces heures de repos ! Et puis... avec lui à mes côtés, il m'est impossible de vouloir perdre mon temps à dormir, alors que je pourrais discuter avec lui, ou simplement veiller sur ces rêves... Le regarder apaisé pendant des heures... jamais je ne me lasserais...

Il sourit et s'approche doucement de mon visage...







La haine ne conduit pas à l'oublie. C'est une issue de secours pour faire face à une réalité blessante. Provoquée ou inatendue, elle ne comble que le manque physique de ce que l'on aime...



__________



# Posté le mardi 25 septembre 2007 15:47

Modifié le vendredi 02 mai 2008 06:47