Bientôt ^_^





Hey!!

Le grand jour!!!

Vous allez bien?

pour ma part je suis assez fatiguée, et ma journée a très mal commencé, mais bon...
po grave...

je vais écrire cette suite...

plus d'un mois que vous attendez, je suis désolé!
une vraie sadique!
mais sans le vouloir!

j'ai trop de mal à l'écrire, me dire que c'est la fin, que mon blog va mourir ptit à ptit... sa fait mal o coeur... Je crois que c'est sa qui me blok, parceque même quand j'apréhendais d'écrire certains passages pdts cette fic, je finissais toujours par y arrivé kelkes heures plus tard...
Sa me fait peur j'avoue...
Vous dire a-dieu avec cette fic... lui dire a-dieu...

c'était quand même une belle aventure passée ensemble non?


les visites augmentent et je sais que pour aujourd'hui, sa va exploser!

encouragez-moi ... :$


gros bisou!!!!




photo => moi et ma gratte!








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L'heure exacte de la fin de cette fiction ...


20H30



désolé la mise en page est très longue, il arrive d'une minute à l'autre...

# Posté le lundi 31 décembre 2007 06:57

Modifié le lundi 24 mars 2008 16:58

ChaPiTre 33

ChaPiTre 33
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MUSIK
__________



POV BILL



Son odeur, son souffle... Ma peau frissonne, ma tête tourne. Non pas un rêve... simplement mon frère. Douceur de sang, tendresse d'amant. Tout. Tout est réuni dans cette unique personne. Mon jumeau, mon âme. Physiquement identiques, et pourtant... Pourtant tellement différents. Il est la perfection à mes yeux. Il est tout se que j'aime. Petit bijoux hors de pris, rareté intouchable, j'ai la chance d'être épris de lui, l'honneur de faire parti de sa vie, l'élu de son c½ur.



I could stay awake just to hear you breathing
( Je pourrais rester éveillé juste pour t'entendre respirer )



Sa tête repose sur mon torse. Un moment de proximité et d'intimité auquel je tiens tant. Sa main délicatement posée sur mon nombril. Il veille sur moi et me protège. Le visage détendu, serein... Sommeil léger, envole vers un autre monde, continuité de notre amour. Son souffle chaud et doux qui me caresse sans cesse... Un bien-être indescriptible...



Watch you smile while you are sleeping
( Te regarder sourir alors que tu dors )



Protéger le plus inaccessible pour moi. Veiller sur ses songes. Entretenir une relation étroite entre lui et moi. Juste pour qu'il ne m'oublie pas... là où il se trouve. Si loin de moi. Pourtant tout proche, pourtant rêvant de moi... Je veux être l'unique gardien de son jardin. Unique détenteur de la clef de son âme.



While you're far away and dreaming
( Tandis que tu es loin et rêvant )



Un combat que nous avons gagné ensemble. Depuis tant d'années, mené à tes côtés. Pour nous. Nous qui après tout... ne sommes que de simples petits guerriers. Ennemis de ce monde fou. Rebelles des stéréotypes, haineux du regard des autres. Dans notre petite bulle, nous apprenons à nous aimer d'avantage. Un peu plus chaque jour, un peu plus à chaque fois... Si c'est possible...



I could spend my life in this sweet surrender
( Je pourrais passer ma vie dans cette douce capitulation)
I could stay lost in this moment forever
( Je pourrais rester perdu dans ce moment pour toujours )



C'est comme sa que j'ai toujours rêvé ma vie. Avant de te rencontrer... toi et moi... Nous enlacés là. Dans ce lit, dans ces draps... Entouré de cette chaleur bienfaisante. Ta jambe qui s'enroule autour de la mienne. Dieu que je les aime ces moments. Si je ne t'avais pas perdu durant toutes ces années ... j'aurais passé ma vie ainsi, à t'enlacer, t'embrasser et t'aimer...



Every moment spent with you is a moment I treasure
( Chaque moment passé avec toi est un moment que je prise)



Quand j'y pense... Je me dis que la vie est finalement très injuste. Elle nous à séparer c'est vrai, et tu m'a plus que manqué... Mais après tout... sans ces douleurs, sans ces horreurs... Serions-nous aujourd'hui comme dans mes rêves ? Tout serait certainement différent... Alors non je ne dis pas « merci » à tous ces événements, personne ne serait heureux d'avoir vécu de tels supplices... Mais c'est en quelques sorte... ce malheur qui nous a rendu comme sa. Amoureux l'un de l'autre. On dit souvent que c'est dans les moments les plus douloureux que l'on reconnait ces proches... Merci Tom... Merci à toi. Seulement toi. Qui d'autre ? Tu es le seul à m'aider, me comprendre, me réconforter, me rendre heureux et m'aimer de la sorte. Parce que tu me donnes bien plus qu'un amour, celui de chaque couple. Parce que tu es bien plus que mon frère. Parce que tu es tellement tout pour moi. Je crois que jamais tu ne réussiras à savoir à quel point chacun de mes gestes, chacune de mes pensées, n'importe quel sentiment est tourné vers toi, est pour toi.



Don't wanna close my eyes
( Je ne veux pas fermer mes yeux )



Parce que j'ai peur de te perdre à nouveau...



Don't wanna fall asleep
( Je ne veux pas me reveiller )



Parce que je tremble que ce ne soit qu'un rêve...



'Coz I'd miss you baby
( Parceque tu me manquerais bébé)



Tu m'es vital... et je t'aime...



And I don't wanna miss a thing
( Et je ne veux pas manquer une chose )



De peur d'oublier. C'est comme lorsque l'on est parent. On ne veut pas quitter son enfant, sait-on jamais s'il faisait quelque chose de nouveau durant notre absence.
De peur de regretter. Regrets de ne pas avoir tout vécu. L'impression qu'il nous reste des milliards de choses à faire ensemble, à vivre ensemble... Regrets de ne pas t'avoir assez dit combien je tiens à toi...
De peur de manque. Tu es ma drogue. Sans toi, sans ma dose, je suffoque et convulse. Ma respiration se stop et je souffre. Je ne suis rien, dépendant de ton souffle.




'Coz even when I dream of you
( Parceque même quand je rêve de toi )
The sweetest dream would never do
( Le rêve le plus doux que je ne ferais jamais )
I'd still miss you baby
( Tu me manquerais toujours bébé )
And I don't wanna miss a thing
( Et je ne veux pas manquer une chose )



Tu fais partie de moi, le jour, la nuit. Ô si tu savais combien tu me hantes. Tu m'habites... J'espère être autant pour toi. Mais même si ce n'est pas le cas. Tu ne me rejettes pas, et le simple fait d'éprouver sa... fait monter le bonheur en moi en une puissance dépassant toute ton imagination...

Je regarde l'heure après avoir fini de le contempler tel un objet inaccessible et tant convoité. 16heure43. Le temps passe à une allure... Je le lève doucement, me retire de sous lui, et le repose tout aussi délicatement. Il grogne un peu puis se retourne, serrant fort l'oreiller en compensation. Je souris attendrit, puis sors de la chambre. L'aire devient plus frai, et un frisson me parcours l'équine. Je descends à la cuisine seulement vêtu de mon boxer. Je prépare tout ce qui est digne d'un petit déjeuné en plein milieu d'après-midi. Je sais que lorsque monsieur se lève après l'amour et son gros dodo... son estomac se fait entendre et est insupportable ! J'avoue aussi avoir beaucoup faim.

Je chantonne un air que j'aime tant. Ces paroles que vous croyez à ce moment précis écrites pour vous... Elles vous font rêver et sourire niaisement. Mais à quoi bon. Si le bonheur c'est être accablé d'un visage horriblement gaga alors je prends ! Je chante plus franchement...



Laying close to you
( Mis près de toi )
Feeling your heart beating
( Sentir ton c½ur battre )
And I'm wondering what you're dreaming
( Et je me demande quels sont tes rêves )
Wondering if it's me you're seeing
( Je me demande si c'est moi que tu vois )



Devant la casserole d'eau chaude, j'attends et me dandine un peu en m'imaginant les riffs de guitare. Poussant toujours plus ma voix pour essayer d'atteindre celle du grand Aerosmith...

Deux mains se posent délicatement sur chacune de mes hanches. Elles passent sur mon ventre accompagné d'un baiser dans mon cou. Je soupire, me retourne et fait face à son regard débordant de cet étrange sentiment qu'est l'amour, et embrasse le bout de son nez. Il me sourit frotte le sien au mien... J'enlace ses joues, les caresses de mes pouces et continue...



Then I kiss your eyes
( Alors j'embrasse tes yeux )
And thank God we're together
( Et remercie Dieu d'être ensemble )
I just want to stay with you in this moment forever
( Je veux juste rester avec toi à cet instant pour toujours )
Forever and ever
( Pour toujours et à jamais )



Ses yeux sont toujours clos sous mes baisers désormais terminés. Il profite... De mes paroles, de notre étreinte, de ce moment simplement. Comme moi, je pense qu'il aimerait qu'il devienne éternité. Il ressert ses bras autour de moi et plonge son visage dans mon coup. Il respire profondément mon odeur.


Tom : Mes rêves... Ne sont que de toi...


J'embrasse sa nuque, le retire et lui souris. Je me retourne, arrête le gaz et amène l'eau chaude sur la table. Il s'installe face à moi. Je le sers sous ces remerciements et m'assois à mon tour.


Tom : Maman rentre à quelle heure déjà ?
Bill : Dans une petite heure !
Tom : Déjà...
Bill : Et oui ! Mais bon... maintenant on a tout le temps devant nous non ?
Tom : Oh oui !



Il sourit, les yeux tous pétillants.


Bill : Me dis pas que tu ne pense qu'a sa avec moi ?
Tom : Oh nan !
Bill : Tu me rassures !
Tom : Mais j'aime bien !
Bill : Tu me rassures !



Nous rions et finissons notre encas. Nous débarrassons et sortons de la cuisine. Il prend ma main et commence à monter les marches. Je le suis, toujours désespérément accroché à lui. Quelqu'un frappe à la porte d'entrée. Elle se trouve juste face aux escaliers. Tom se retourne et me regarde dégouté...


Bill : La douche attendra mon c½ur...
Tom : Mouais... sa a intérêt à être important !



Il passe devant moi et redescend les quelques marches. Je le regarde et souris, puis avant qu'il n'ouvre...


Bill : T'es en caleçon mon c½ur !
Tom : M'en fou !



Il me tire la langue. Je ris. Il s'amuse à remuer un peu son bassin, je m'esclaffe tout en admirant cette scène. Il se retourne, me sourit et descend la poignée. Je regarde l'heure à la pendule au-dessus de la porte. Elle affiche 17h31. Que le temps passe vite. Maman est là dans seulement une demi-heure.


Tom : Euh Bill, c'est pour toi.


Il ouvre totalement la porte alors que je commence à le rejoindre. Mon regard se relève lentement vers la personne qui ose venir me déranger avec mon chéri !

Je me stop net. Lui... Son visage. Il n'a... pas changé. Merde... Que fait-il ici ? Merde Tom ! Il sourit laissant entré ce monstre dans notre bulle. Près à la percer à tout moment. Je suis là, planter sans pouvoir bouger devant eux deux. Tom me regarde bizarrement mais je ne peux détacher mes yeux de celui qui m'a tant fait souffrir...



*****



La porte se referme d'un coup devant moi. Je sursaute en voyant cette main ferme encore appuyée contre le bois. Cette main... celle qui a battu mon frère tant de fois... à cause de moi... Celle que je déteste, celle que hais! Celle qui me fait trembler, celle qui meurtrie chaque soirs le corps frêle de mon jumeau... C'est mon tour à présent? Violence ou forme trop exagéré d'amour pour moi ce soir? Je me retourne et lui fait face...



*****



Mes mains commencent à trembler. Tout. Tout revient. Il est encore plus hideux que dans mes souvenirs, dans mes cauchemars. Cette malice au fond de son ½il ne l'a pas quitter. Il fixe Tom mais lui, ne vois pas son regard, trop préoccuper à s'inquiéter de ma réaction. J'ai peur. Sa y est. De nouveau... Encore...


Tom : Mon c½ur sa va ?


Non Tom... ne dis pas sa. L'homme lève les sourcils et esquisse un sourire. Non c'est trop tard... Il va encore nous faire du mal. Je n'ai pas... fait se qu'il fallait. Quitter Tom pour le protéger... Il le sait maintenant et va faire ce pourquoi il est certainement venu... Non j'ai peur. Mais je ne bouge pas. Je suis pétrifier. Elle me pétrifie, cette angoisse. Ils me paralysent, ces souvenirs. J'échappe simplement...


Bill : Franck...


Les yeux de Tom s'arrondissent de peur tout en me regardant. Il se retourne lentement vers l'intéresser et revient vers moi en reculant. Se mettant entre lui et moi. Il place ces mains sur moi et ressert ces doigts sur mes hanches. L'homme s'avance vers nous... La respiration de Tom est saccadée de peur. Mon Dieu non pitié... Je regarde l'heure au-dessus de la tête de ce monstre... 17heures35. Encore un tout petit peu. Le téléphone est juste à côté de nous, sur la commode. Je le regarde un instant, un court instant. Trop... Trop longtemps. Je ne sens plus les mains de Tom sur moi...

Je ne vois que sa... Sa main, « cette main » entourer le cou de mon frère. Et plaquer son corps contre le mûr. Je suffoque, j'ai terriblement peur. J'hurle mais j'entends la porte se fermer violement et quelques secondes après deux mains serrer mes poignets derrière mon dos. Serrer tellement fort... Je regarde, je ne lâche pas mon frère des yeux. Il se débat, essayant d'arracher la prise de Franck sur lui.

Il me regarde... Non Tom... Ne sois pas désolé... Pas sa je t'en pris, ce n'est pas à toi de l'être. Tout est ma faute. Ou plutôt non. Nous n'avons rien fait, rien demander à personne. Nous cherchions juste le bonheur. Simplement sa... C'est un crime merde ?



*****



NON!!! Des bras m'entourent, SA main pousse Tom au sol. Les yeux de mon frère s'emplissent de haine, de peur... A vrai dire je ne sais pas... Je n'ai pas le temps de déchiffrer. Je le vois les coudes au sol, il s'éloigne de moi. On me porte. Je crie. On me monte à l'étage. Je hurle le nom de mon étoile meurtrie au sol, impuissante et désarmée...


Tom: BiiiiiLLLLL!!! NOOON!!!!



*****



... : Je t'avais pourtant prévenu de ne pas jouer à ce jeu Bill...


Je me retourne pour voir l'agresseur qui me tient fermement... Joe. Je m'en serais douté. Je lui crache au visage. Surpris, il porte ces mains à sa joue salie, me lâchant. J'en profite pour me ruer sur Franck qui tient à présent les poignets de Tom d'une main et sert de plus en plus sa gorge de l'autre. Je vais pour le frapper et libérer mon frère mais Joe reviens vite me chercher... Une larme roule le long de ma joue et je hurle à Franck de laisser mon frère, que nous n'avons rien fait de mal... Rien n'y fait. Tom se débat du mieux qu'il peut mais il faiblit sous manque d'air. Une corde frotte mes bras et se sert d'un coup sec. Joe passe devant moi, j'essaye d'avancer mais je suis attaché à la rambarde d'escalier...



I don't wanna miss one smile
( Je ne veux pas manquer un sourire)



Je regarde mon frère étouffer, je regarde mon jumeau succomber, j'assiste une fois de plus au supplice d'une étoile...


Joe : Profite du spectacle !


Et il me crache dessus. J'essuie son geste avec mon épaule et me débat de ces liens. Joe est partit en direction de la cuisine il me semble et Franck parle à l'oreille de mon frère, semblant juste maintenir son cou, sans plus serrer... Le regard de Tom s'embue... Que lui dit-il. Franck rit un peu alors que Tom cri de toutes ces forces en me regardant. Une larme, une fine goutte ruisselle le long de sa joue... Il est 17heure45...

Franck continue de torturer mon frère avec des mots inaudibles pour moi... Je panique en sentant la douleur du c½ur de Tom dans le mien... Elle est insupportable, elle me broie le c½ur, elle le sert fort... c'est comme si... on m'arrachait une partie de moi-même... c'est horrible comme sensation... et même temps... indescriptible tant elle est puissante.



*****



La douleur? Oui j'ai mal. Mais le plus insupportable, la pire des souffrances... C'est de ressentir le c½ur de mon frère se froisser à chaque gifles... C'est de sentir ces larmes sur mes joues... C'est de sentir son estomac régurgité la totalité de son contenu à ses sons même lorsqu'il n'a plus rien, à cause du nombre insoutenable de ceux-ci. Rien ne me fait si mal que la douleur que partage ma moitié avec moi. Je veux le prendre dans mes bras, lui dire que tout vas bien, que tout ira mieux, que je serais toujours là... Mais je ne peux pas, pas maintenant.

Ce ne sont pas les coups physiques les plus douloureux quand on aime... Mais la souffrance qu'éprouve sa moitié pour ceux-ci...



*****



Tom donne un puissant coup de pied dans les parties sensibles de Franck et accourt directement vers moi. Il m'embrasse, sèche mes larmes de ces pousses et défait mes liens. L'homme est toujours à terre le souffle coupé mais devant la porte d'entrée. Joe revient un couteau de cuisine en main... Mes yeux s'arrondissent et croises ceux de Tom... Ok, sa vire au véritable cauchemar là... j'ai vraiment peur...

Tom me lâche, s'approche de Joe, évite un coup de lame et son poing percute le visage diabolique de celui-ci. Les deux hommes à terre, il s'approche de moi, m'enlace fort durant un court instant, embrasse une dernière fois mon cou et prend ma main. Il me fait monter les escaliers devant lui en courant.

Sa main se retire d'un coup de la mienne. Je me retourne et vois Franck le balancer contre le mûr... Il est 17heure50. Je commence à descendre les escaliers pour le rejoindre mais Joe me barre la route, un autre couteau à la main. Franck relève mon frère serrant son tee-shirt au niveau du col, tournant son point pour mieux serrer sa prise. A ce moment là, Tom est mort de peur, il n'ose plus bouger... Lui pourtant si courageux...



I don't wanna miss one kiss
( Je ne veux pas manquer un baiser )



Sa y est c'est fini. C'est la fin de notre compte de fée pourtant si jeune. Pourquoi notre vie à basculer entre horreur et bonheur suprême sans arrêt ? C'est sa? Le destin ? Nous étions faits pour vivre ce genre d'existence ?

Je pleurs... je crois que jamais je n'ai autant pleuré... Pourtant Dieu seul sait combien j'en ai versé des larmes. Mais voir la fin d'un rêve, voir la personne la plus chère à votre c½ur, à votre âme, sous l'emprise du diable... Mes sanglots m'étouffent, ma vue est floue, mais j'entends et vois malgré tout, même moi, toute la scène par-dessus Joe.


Franck : T'es costaud hein ? Comment t'as survécu ? Tu vois la première fois j'ai eu peur de t'avoir tué... mais aujourd'hui je suis ici pour sa...
Tom : Pourquoi tu ne nous laisses pas ?
Franck : Putain Tom t'as pas changé hein ! T'es même carrément tombé amoureux de ton frère ! T'es un malade mentale ! Tu ne mérite pas de vivre !
Tom : C'est qui le plus... atteint de nous deux ?



Franck attrape le cou de Tom et sert. Mon frère porte ses mains au poignet de son agresseur. L'homme saisie le couteau sur la commode et le plante violement dans le ventre de Tom ! Je ne m'entends même pas hurler, ma tête tourne et les voix deviennent lointaines...


Bill : NOOON !!! Putain lâche-le !


Joe place sa lame vers mon ventre. Sans appuyer sa me fait mal, je n'ai pas le courage d'avancer plus. Je vois Tom s'affaler au sol, se tenant le ventre. Son sang qui se repend sur ses mains, et son tee-shirt qui s'imbibe de ce liquide... Encore... encore... Pourquoi encore une fois ? Pourquoi encore ce sang ? Pourquoi encore son sang ? Mon sang ?



*****



Il a les yeux clos et le visage détendu! Mon Dieu non! C'est horrible! Aidez-le! Aidez-moi! Aidez-nous... Je vous en pris! Son front ruisselle de sang. Trop... beaucoup trop... en peu de temps, toute la partie droite de son visage est rouge... AH! J'ai le c½ur qui s'arrache! Ca fait trop mal de le voir ainsi! Je vais mourir à cette vue, c'est affreux! Je tremble et pleurs. Je tombe violemment au sol et tousse d'horreur! Une énorme flaque entoure désormais mon frère... mon jumeau...! Ce sang, avant, une goutte suffisait à arrêter la machine... Là... là il y en a trop... beaucoup trop... Oh Tom!



*****



Franck rit. Jubile. Savoure. Il se met au niveau de Tom qui lui, est à genoux...


Franck : Ca fait mal... ?
Tom : Connard...

Franck : Oh Tom... Tu as oublié ce que je t'ai dis ? Tu veux que Bill endure la même chose ?


Je regarde la scène effrayé. Ce n'est pas humain autant de méchanceté... autant de sadisme ! Tom lève le regard vers moi et échappe une autre larme. Il fait un timide non de la tête. Il souffre... Merde il souffre le martyr et moi je suis là, incapable de rien ! Impuissant, seul spectateur de cette horrible scène !



I just wanna be with you
( Je veux juste être avec toi )



Une trace de sang se dessine au coin des lèvres de Tom... Mon Dieu... Elle ruisselle doucement. Franck la voit, l'essuie de son index et le porte à sa bouche... Qu'elle horreur... Tom grimace de douleur... Putain ca fait mal de le voir ainsi... Je l'aime, merde je l'aime pourquoi tout sa ?

Franck relève de force le corps de mon ange le soutenant par le coup et enfonce une deuxième fois le couteau. Tom faillit vomir. Il se penche violement en avant sous la douleur et tombe... Je détourne le regard... J'ai trop mal. Mais Joe m'incite à regarder. Je porte mes mains à ma bouche et mes larmes ne cessent plus.

Toute notre histoire me revient, tout ce que nous avons vécu... Je l'aime... Je l'aime tant... pourquoi...



*****



Hum Tom.... HEIN? Tom? Euh... Oui j'ai vraiment l'aire stupide comme sa... Putain! Il est là, devant moi, il me regarde... Il-il doit certainement attendre que je parle... euh... genre: "excuse moi beau gosse, mais je me vois dans l'incapacité de prononcer le moindre son si tu continu de me fixer ainsi!!"


Bill: Euh... Pardon je... Je r-rêvais!


... ... ... ... ...


Tom: ... Tu ne vas pas bien hein...?
Bill: Pourquoi tu dis sa?
Tom: Tu parais sombre et réservé...


... ... ... ... ...


Il sent bon... Ma tête repose sur son épaule et mes lèvres humides frôlent la peau de son cou. Je n'ose aucun baiser... Tout est trop rapide... Trop confus... même si toutes ses nuits ne quittent pas mon esprit...


... ... ... ... ...


Tom: Dis...
Bill: Hum...?
Tom: Tu... Tu as trouvé quelqu'un pour la chambre?



... ... ... ... ...


Tom: Bill !! Te voilà!
Bill: Qu'y a-t-il?
Tom: Tu veux être notre chanteur?



... ... ... ... ...


Sa main droite connaissant parfaitement le rythme effleure chacun des fils de métal... Son regard concentré et amoureux... Jamais je ne l'ai vu avec... Un petit sourire en coin collé au visage, il donne tout ce qu'il a pour faire passer un maximum de sentiments à travers cette mélodie...


... ... ... ... ...



Tom: Merci... Tu as donné toute l'émotion et l'importance que j'accordais à ces partitions... Merci... Merci de tes larmes...


... ... ... ... ...


Message envoyé à 23h41:
Oui je suis parti de chez moi... Et tu es le seul en qui j'ai confiance...



... ... ... ... ...



Je le vois là... La pluie qui commençait doucement à arroser la soirée a maintenant trempée son tee-shirt. Je descends de la voiture et le rejoint au plus vite. Il est debout et me regarde avancer... Il se tient là devant moi, son sac à dos, et un petit sac de sport... Mon dieu qu'a-t-il fait... Pourquoi pleur-t-il?


... ... ... ... ...



Tom: Bill... Fais-moi l'amour... s'il te plait...


... ... ... ... ...


Mon dieu! Je hoquète de surprise lorsque je vois ce sang... Son sang sur ces draps blancs. Je... Je l'ai fait saigner, il a eu mal et ne m'a rien dit... Non! Je suis horrible. Tout ce sang...


... ... ... ... ...



Il lève son visage et semble respirer du courage. Je vois son regard s'illuminé. Il s'approche de moi, m'enlace la taille et m'embrasse assez fougueusement sous les yeux ronds de notre ami. Et de dizaines paires d'autres!


... ... ... ... ...


Tom : Pardon...
Bill : Mais de quoi Tom ?
Tom : De ne pas avoir été assez fort pour te protéger d'eux...



... ... ... ... ...


Il est surpris en observant les gravures... Il remonte son regard dans le mien... il s'interroge... Commencerait-il à comprendre se qui nous arrive? Ses pupilles se perdent, elles ne cessent de vaciller de droites à gauche, cherchant des réponses qu'il ne trouvera pas...


... ... ... ... ...


Tom : Sors de ma chambre s'il te plait...
Bill : Mais Tom tu ne peux pas me laisser ! Je-je t'aime ! Plus, bien plus que mon frère ! Tom non ne fais pas sa je t'en pris !
Tom : Bill SORS !



... ... ... ... ...


Un coup de rein plus puissant que les autres à cette déclaration. Le bonheur, l'extase, enfin, les étoiles. Il est avec moi, accroché à ce petit nuage, attaché à ce doux bonheur. Cette volupté que nos corps nous offre, grâce à ce désir sans fin... Grace à cet amour sans limite...


Bill : Pourquoi tu pleurs mon ange... ?
Tom : Je t'aime...



... ... ... ... ...


Tom : Dis maman, j'ai pas à être jaloux là hein ?


Je souris, Tom approche et je sens ma maman trembler un peu sous moi. Elle rit, mais pleure.



*****

(autre chanson qui va à la perfection...)

Tout c'est passé si vite... Tout bascule si rapidement... De merveilleux moments, des paroles à jamais gravées... Mais la vie ne nous a pas gâtée... De tous côtés... et là, il en subit l'apologie finale... Sous mes yeux... Encore... Le même scénario... Sans arrêts... Et je suis encore plus lâche que jamais...

Il est 18heure... Un troisième coup pour achever mon frère... Je pleurs du sang, celui de l'homme que j'aime. Il est là allongé au sol devant moi. Je suis là, agenouillé au sol loin de lui. Je l'entends gémir... Ce son me brûle, me rend sourd... Je le vois saigner, souffrir... Cette vision me consume, m'offrant cécité...

Nos deux bourreaux partent... le c½ur léger, balayé de culpabilité... Je me lève difficilement et m'installe au chevet de mon frère. J'attrape le téléphone sur la commode et compose le numéro des pompiers. Je leur parle en pleurant, caressant la joue de mon Tom... Je raccroche et pleurs d'avantage observant ces paupières lutter pour rester ouverte. Détaillant ces grimaces de douleur. Touchant ces mains recouvertes de sang... Je me penche et l'embrasse chastement... Il ne peut pas plus... Je pris pour qu'il ne soit pas trop tard. Ces lèvres on un goût de métal... De sang... Il me sourit. Sa respiration est saccadée, j'imagine qu'a chaque fois qu'il prend son aire... ces trois blessures le font souffrir... Le sang recouvre le sol... Et mon pantalon est d'un rouge satanique. Il me regarde, les yeux à moitié fermé... Non ne part pas mon ange... reste avec moi je t'en pris... Attends.... Encore quelques minutes...

Je regarde la pendule... 18heure12... Maman n'est pourtant jamais en retard... Peut-être avait-elle peur de nous déranger... Pourquoi cette fois-ci n'est-elle pas là ? D'habitude l'heure c'est l'heure... Le destin joue contre nous mon ange... Mais les secours vont arrivé...


Tom : Je t'aime tu sais...
Bill : Moi aussi Tom plus que tout... Mais ne me dis pas sa... Tu n'es pas mort...
Tom : J'ai mal Bill...
Bill : Je sais Tom... Pardonne-moi... Je t'en pris pardonne-moi de ne pas être arrivé à te protéger comme tu l'a fait avec moi...
Tom : Arrête Bill... Je ne suis pas mort...



Il me sourit... Merde je pleurs à m'en donner envie de vomir...


Tom : Pleurs pas mon ange...
Bill : Tom... Y'a trop de sang...
Tom : C'est le notre...
Bill : Tom je t'aime... Je t'aime bébé... Ne pars pas, accroche toi d'accord ?
Tom : Je fais mon maximum... mais j'ai... vraiment mal...



Il commence à fermer les yeux...


Bill : Tom ! Tom non ! Non s'il te plait... Reste éveillé... Tu-tu peux pas... T'as pas le droit... On était heureux ! Merde Tom fais pas le con hein ? Reste je t'en pris...


Il me sourit... Une dernière fois. Je l'embrasse il répond à mon baiser. Encore et encore... Sans arrêt. Je me redresse, sèche mes larmes, mon frère dans les bras... Je caresse son front, tendrement... amoureusement... Je me penche à nouveau pour l'embrasser... aucune réponse... Je me mets à pleurer d'avantage contre ses lèvres... Je ne sens plus son léger souffle sur ma joue... Non... Non... Sa ne peut pas être la fin... Non... Sa tête est lâche... Ses mains desserrées... Je colle mon front au sien... une dernière fois... Je balance mon corps d'avant en arrière dans un petit mouvement, je pleurs... Je ne me retiens plus... Je le regarde... Il a arrêté de souffrir... Il est bien là-haut... Mais je n'y suis pas... Je ne suis plus à ces côtés... Il est beau... Il est beau... Il était beau... mon frère... Je murmure...



Right here with you just like this
( Simplement ici avec toi comme sa )
I just wanna hold you close
( Je veux juste te tenir de près )
Feel your heart so close to mine
( Sentir ton c½ur si près du mien )
And just stay here in this moment for all the rest of time
( Et juste rester ici à cet instant pour le reste des temps )



Les pompiers entrent en trombe dans la pièce accompagnée de ma mère qui pousse un cri d'horreur. Que je n'entends presque pas... Je fixe le visage angélique de mon frère, mon Tom. Car oui, c'est un ange à présent. J'en suis certain. A tout jamais un ange... Plus de doute, plus d'espoir de le revoir quelques années plus tard...

Tous regardent cette scène sans un mot, et je continue de chanter... Doucement, tendrement... entre deux sanglots... Mais même si je suis loin, je berce le corps inerte de mon jumeau... Pour qu'il dorme... Pour que je veille sur ses rêves... Une dernière fois...



Don't wanna close my eyes
( Je ne veux pas fermer mes yeux )
Don't wanna fall asleep
( Je ne veux pas me reveiller )
'Coz I'd miss you baby
( Parceque tu me manquerais bébé)
And I don't wanna miss a thing
( Et je ne veux pas manquer une chose )
'Coz even when I dream of you
( Parceque même quand je rêve de toi )
The sweetest dream would never do
( Le rêve le plus doux que je ne ferais jamais )
I'd still miss you baby
( Tu me manquerais toujours bébé )
And I don't wanna miss a thing
( Et je ne veux pas manquer une chose )



Il est 18heure21 et mon frère est mort dans mes bras...









I Will Never Forget You... I Will Love You To The End Of Time...
( Je ne t'oublierai jamais ... Je t'aimerai jusqu'à la fin des temps... )








« Le dernier acte de la pièce est sanglant mais l'½uvre reste belle... »




FIN




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# Posté le mercredi 30 janvier 2008 10:55

Modifié le jeudi 26 juin 2008 08:01

On s'en fou de la vie! Après tout on est jeune!

On s'en fou de la vie! Après tout on est jeune!
Le One Shot de mon anniversaire qui était le 5 mars dernier, de mes dix-huit ans... j'avais besoin d'écrire ceci...







On s'en fou de la vie ! Après tout on est jeune !



Dix-huit ans ! Enfin ! Quel bel âge ! J'ai rêvé mes dix-sept printemps mais avouons le, cette année va être encore plus folle ! Je suis toujours le premier à vouloir m'amuser. Lui et moi on a fait les pires conneries qui existent je crois ! Et je n'en regrette aucune. Nous avons la même perspective de la vie. On est jeune, et on veut s'amuser, profiter ! Alors peut-être que pour certaines personnes on s'y prend mal... mais nous on voit notre présent comme sa ! Et on aime la tournure que prennent nos expériences insensées. Chaque jour est différent et je me lève avec régale chaque matin parce que je sais que nous allons encore vivre à pleins poumons.

On a toujours été voisins. On se connait depuis nos couches culottes ! On a grandi ensemble lui et moi, fréquentant le même collège, les mêmes amis. A la tête de notre bande on savait se faire respecter. Toujours là pour l'autre, comme deux frères. On est entré dans cette période folle de la vie que l'on appelle « adolescence ». Celle où l'envie de se rebeller prend le dessus sur toute forme d'autorité, parentale ou même lycéenne. Celle où l'on croit être assez mature pour avoir des responsabilité, où l'on est certain d'avoir vécu suffisamment de choses pour pouvoir parler, juger, critiquer et même enseigner. Celle où il ne nous importe que les potes et trouver comment mettre la tête de nos parents à l'envers.

Puis il y a un peu plus d'un an aujourd'hui, nous avons appris notre gémellité. Notre amitié si forte avait enfin un sens profond. Nous l'avons très bien prise et ne regrettons pas de la connaître. Nous vivons maintenant l'un pour l'autre, l'un avec l'autre. Avant frères de c½ur, à présent frères de sang. Il me complète, il est ce que je ne suis pas, plus posé, plus réfléchi et pourtant tellement plus fou que moi. Nos décisions se prennent à deux, et jamais nous n'avons eut besoin de nous concerter pour connaître les pensées de l'autre. C'est pourquoi cette vérité sur notre lien ne nous à pas choqué. Après tout, nous avons passé notre enfance toujours collés, c'était mon frère, vraiment, sans le savoir. Nous ne sommes pas frustrés d'avoir été séparés, puisqu'il a toujours été là... à côté de moi.

Il est un peu plus de 17heure. Je me lève et je sais pertinemment que lui dort encore ! Oui il est plus posé... et certainement plus reposé que moi sur ce coup là ! Je ris en me frottant le visage pour essayer de me réveiller d'avantage. Nous nous sommes encore couchés très tard. Hier c'était notre anniversaire. Nous savons depuis toujours que nous sommes nés le même jour et faisons en sorte que chaque année il soit différent pour qu'il reste à jamais gravé en nous. Et hier... Hier ! C'était simplement l'orgie ! Enfin hier... et ce matin ! Je ne sais même plus comment cela c'est terminé. Nous avons fêté notre liberté et son permis, qu'il a passé dans la journée.

Je passe mes mains dans mes dreadlocks afin de les rattacher correctement. Nous avions rendez-vous à 16heure chez moi... Bien monsieur n'est soit pas près, soit encore carrément au lit ! J'enfile vite fait un baggy et change mon Tee-shirt. Je passe quelques minutes dans la salle d'eau et descends. Personne chez moi, tout le monde travail. Je vais profiter de ces quelques jours de vacance offerts avant les « grandes écoles » avec mon frère. Profiter... Profiter comme seuls nous savons le faire ! Je sors et traverse la rue. Je ne frappe pas et entre. Sa mère assise sur le sofa vient m'embrasser et me dit qu'il dort effectivement toujours. Soit !
La mère de Bill est super sympas, c'est une amie à notre vraie mère que nous ne connaissons pas. Nous avons été adoptés par deux de ces très bonnes amies avant qu'elle ne meurt d'un cancer. Abandonnée avant l'accouchement par ce qui représentait biologiquement et accessoirement notre père. L'histoire est compliquée, comme toujours dans des familles recomposées... Mais là sa n'est plus de cet ordre, mes origines sont un véritable puzzle. Bill à eu la chance de vivre avec un beau-père, moi non. Il est parti, un an après ma venue. J'étais apparemment source d'embrouille pour le couple. Je pense que le fait que nos parents adoptifs respectifs ne nous aient jamais caché le fait que nous n'étions pas leurs propres enfant est un important facteur de ma relation avec Bill, de mon attachement à celui-ci bien avant que la vérité n'éclate. Nous vivions la même histoire. Il était et reste encore mon confident. Il a toujours su jouer le rôle de frère bien avant d'en être un officiellement.

J'entre dans sa chambre que je connais par c½ur. La pénombre règne en maître sur les quelques faisceaux de lumières échappés des volets. J'entends son souffle lent et régulier. Je m'approche du lit et m'assois doucement. Il est allongé sur le côté gauche, face à moi. Son poing droit calé sous son menton. Une mèche lui traverse le visage, j'approche doucement ma main et l'en écarte. Je caresse sa joue et il commence à remuer légèrement. J'avoue être très fier de l'avoir comme frère jumeau. Il a un caractère puissant devant les autres, et change du tout au tout avec moi. Je souris en le voyant ainsi, si vulnérable et innocent, seul moment de la journée où il arbore se costume d'enfant. Ses petits yeux s'ouvrent péniblement sous les miens émerveillés par se spectacle. Il me sourit timidement.



« -Salut toi ! Dis-je en passant le revers de mes doigts sur sa pommette.
- Coucou... Quelle heure il est ?
- Un peu plus de cinq heures et demie... »




Il frotte ses yeux et nous descendons. Sa mère continue de lire tranquillement sur le fauteuil. Elle regarde par-dessus ses lunettes lorsqu'elle nous entend.



«- Et bien il n'y a que Tom pour te sortir du lit chéri ?
- Disons que lui emploi des méthodes beaucoup plus douces !
- J'avais sa patience aussi avant... Tu verras Tom, tu te lasseras vite de réveiller cette marmotte !
- Je ne pense pas non, j'aime bien...
Dis-je un peu gêné.
- Qu'avez-vous prévu aujourd'hui les jeunes ?
- On prend ta voiture et on va faire un tour !
- Bill tu n'as eu le permis qu'hier !
S'exclame-t-elle pour essayer en vain de le dissuader.
- Raison de plus, je vais faire voir à Tom ma bonne conduite !
- Euh... Je n'en doute pas hein !
- Quoi ? Tu as peur ?

- Disons que je t'ai déjà aperçu au volant... Ris-je en regardant mes chaussures.
- Okay ! Vous vous êtes liés contre moi aujourd'hui !
- Tiens les clés chéri mais fais attention !
- Merci ! Promis ! »




Il embrasse sa mère et je me contente de lui sourire en faussant une peur sur mon visage. Bill me tire par la main jusqu'à l'étage. Il entre dans la salle de bain alors que j'ouvre un minimum ces volets pour changer l'aire de la chambre. Il chantonne en se préparant. Il peut faire vite quand il veut, mais en générale, monopolise cette pièce pas mal de temps. Je fais son lit et m'y allonge dessus. Oui je sais, pas très logique, ma mère me le fait remarquer assez souvent : « Il y a des chaises ou des fauteuils ! »

J'attends patiemment par habitude. Les bras croisés derrière la tête, je fixe le plafond et me souviens de la dernière fois que Bill a pris le volant. C'était il y a un peu plus d'un moi, il faisait très chaud et nous voulions rejoindre la plage. La mère de Bill ayant accepté, avec erreur, de nous confier sa voiture. Nous avions emprunté des routes de campagne. Je me souviens, il y avait cette toute petite route où deux voitures passaient tout juste. Entourée de prés, elle était souvent très droite et Bill accélérait beaucoup trop, montant jusqu'à parfois 120km/h. Je m'accrochais comme je pouvais au siège passager. J'occupais la place du mort et bizarrement, j'ai compris pourquoi on l'appelait comme tel ! Et puis là la route prenait un grand virage à droite, mais on l'a voyait revenir devant nous quelques dizaines de mètres plus loin. Bill n'a pas pris la peine de tourner, il m'a regardé, je me suis accroché à la poigné au dessus de la porte et il a traversé le champ devant nous pour la rejoindre de l'autre côté. Nous avons été secoués dans tous les sens. A 100km/h on sent parfaitement chaque motte de terre. Pour remonter sur la route après il y avait un petit problème que Bill n'a pas eu le temps de voir venir. Elle était un peu surélevée, le pare-choc c'est brisé au contact de la bordure de goudron. De retour chez lui, il a maladroitement fait passé sa comme un accident. Comme quoi il se serait pris le trottoir un peu trop surélevé et dangereux du centre-ville. Sa mère l'a cru et son père a rafistolé le plastique comme il pouvait... Sacré Billou !



« - Tu rêves de qui ? Me demande-t-il sortant tout beau de la douche.
- De toi ! Je lui avoue avec un grand sourire.
- Vraiment ? Je ne savais pas que tu rêvais de moi ? Et comment... ? Me souffle-t-il s'approchant doucement de moi, et s'asseyant sur le lit.
- Ah ! Si tu savais ! Je lui fais un clin d'½il et passe mon index sur son nez. Nan en fait je repensais à ta dernière connerie en voiture, et par la même occasion à ton dernier gros mensonge à tes parents !
- Je te croyais plus imaginatif avec moi ! Mais ouais... c'était marrant non ?
- Tu nous refais pas ce coup aujourd'hui hein ? On va où ?
- Je n'sais pas... On verra ! »




Sur ce, il me tire le bras et m'entraine hors de la chambre. Nous dévalons les escaliers, il dit un bref « au revoir » à sa mère, moi aussi et nous voilà dans la voiture. Il recule et sort de l'allée. Je cherche un CD... le trouve et l'insère dans le post. « The best of Scorpions ! » Yeah ! Il accélère, je me retrouve collé au dossier, j'attache ma ceinture et commence à simuler la gratte ! Il chante le couplet, et au refrain il me regarde et nous chantons ensemble « There's no one like you ! » avec un petit levé de sourcil de notre part. Nous rions et il chante le couplet suivant.Au carrefour, nous ouvrons les fenêtres et chantons le refrain à tue tête !




« No One Like Youuu ! »



Le solo de gratte pour moi, à la fin un énorme « yeah ! » de Bill et il reprend la chanson en tapant sur son volant, traversant la ville, la voiture battant au rythme du batteur.



« No one like you
I can't wait for the nights with you
I imagine the things we'll do
I just wanna be loved by you »




Je le regarde et lui souris de ces bêtises. J'arrête le Cd et met Queen... L'une de mes chansons préférées, avec l'une de mes séries TV favorite, Highlander ! « Princes Of The Universe »



« Here we are ! Born to be kings !
- Here we belong ! Fighting to survival ! Je continue.
- And here we are, we're the princes of the... universe !!
- Here we belooong, fighting for survival ! »




Il chante avec moi « We've come to be the rulers of you all! » Nous rions à gorges déployées ! Le solo guitare pleine bourre et c'est parti sur l'autoroute ! Nous roulons pendant une demi-heure au son du grand Freddie Mercury imité avec talent je dois l'avouer, par mon frère ! Il s'arrête au bout d'un chemin assez « bissextile ». Nous descendons en riant.



« Tu sais que tu ferais un très bon remplaçant pour le groupe !
- Oh que le compliment est beau ! Mais impossible ! Ne mélange pas torchons et serviettes !
- T'as raison !
J'avoue.
- Hey ! Je n'te permets pas ! Mais toi tu ferais un très bon Brian May !
- Je sais !
- Sa va les chevilles ?
- Oui et toi ? »




Il se vexe et commence à partir avec son sac à dos. Je fais le tour de la voiture, évitant quelques flaques de boue, je m'accroche à ces épaules et lui chante à l'oreille « ooh ooh ooh, people talk about you, people say you've had your day... » Il rit et passe son bras sur mes épaules.



« Où m'emmènes-tu petit frère ? Lui dis-je avant d'embrasser sa joue.
- Surprise... »




Je lui souris et nous entamons la traverser d'un petit bois. Nous marchons dans un silence roi pendant quelques minutes. Nous concentrant sur l'emplacement le moins dangereux à choisir pour nos pieds. Je failli m'entraver dans mon baggy sous les rires moqueurs de Bill, qui à son tour feint de se prendre un tronc. Il écarte un dernier buisson devant nous et me laisse passer devant lui...

Mes yeux s'illuminent à la vue qui se présente devant moi. Une petite rivière ruisselle dans un bruit joliment accordé aux chants des oiseaux environnants. De l'autre côté de la rive se trouve, comme ici, quelques mètres d'herbe et la suite du bois. Je suis émerveillé tel un enfant devant tant de beauté.



« D'où... Comment...
- Shut cherche pas Tom et profite ! »




Je le regarde interrogateur puis le suit s'installer au bord de l'eau. Nous commençons à jeter des cailloux dans l'eau. Je ne sais pas, l'ambiance est bizarre aujourd'hui, ici... Il semble réfléchir, être plus loin de moi qu'il ne devrait. Parfois je le regarde, lui non, il continue à lancer les pierres. Ni l'un ni l'autre n'entame la conversation, pourtant dans la voiture c'était bien parti !

Il se tourne d'un coup vers moi, je le regarde et attends... Il me sourit et attrape son sac à dos derrière lui. J'observe, il ouvre la grande poche et sort un ukulélé. C'est pas vrai ! Je ris et il me le tend !



« Joue ! »



Me dit-il avec une voix d'enfant. Bien sur que je vais jouer ! Je souris et entame une première chanson. J'aime ce petit instrument, il ne permet pas de faire de grandes chansons acoustique mais on peut s'amuser comme il se doit. Je joue, il chante. Sa a toujours été comme sa entre nous. Il est doué pour le chant. Oui c'est un don, jamais il n'a travaillé sa voix, alors que moi la guitare, j'en ai bavé un moment pour arriver à mon niveau... et encore ! Il me reste pas mal de chemin !

Nous jouons et chantons une partie de l'après-midi. Il a même pensé à amener quelques bières. Je suis allé chercher ma folk que je prends toujours soin d'emporter avec moi. Le répertoire s'agrandi. Nous buvons, Bill danse en chantant, je m'émerveille en le voyant. Les cadavres de bière se font sentir de plus en plus... Je commence une chanson, une chanson d'un nouveau groupe, très peu connu en Europe mais que j'aime beaucoup... Three Days Grace. J'entame les premiers accords de « Wake up ». Je pense qu'il ne la connait pas. Cette chanson, ces paroles m'arrachent les tripes, et j'ai toujours beaucoup de mal à retenir mes émotions... Aux premières notes, il s'installe face à moi et regarde mon arpège. Je commence à chanter...



« I'm not sober all the time
(Je ne suis pas sobre tout le temps)
You bring me down at least you try
(Tu m'abats au moins tu essayes)
Until we see this eye to eye
(Jusqu'à ce que nous nous voyions les yeux dans les yeux )
I don't want you
(Je ne te veux pas)

I must be running out of luck
(Je dois manquer de chance)
Cause you're just not drunk enough to fuck
Parce que tu n'as pas assez bu pour qu'on baise)
And now I've had it up to here
( Et maintenant je l'ai eu jusqu'ici)
I don't, I don't want you
(Je ne le fais pas, je ne te veux pas)

It took so long to see
( Sa a pris si longtemps pour voir)
You walked away from me
( Tu t'es éloigné de moi)
When I need you
(Quand j'ai besoin de toi)
Wake up I'm pounding on the door
(Réveille-toi je martèle sur la porte)
I'm not the man I was before
(Je ne suis pas l'homme que j'étais avant)
Where the hell are you
(Où l'enfer est toi)
When I need you
(Quand j'ai besoin de toi)


I'm not angry all the time
(Je ne suis pas fâché tout le temps)
You push me down at least you try
(Tu me pousses en bas au moins tu essayes)
Until we see this eye to eye
(Jusqu'à ce que nous nous voyions les yeux dans les yeux)
I don't want you
(Je ne te veux pas) »




Je continue le refrain et termine enfin. Je ne sais pas, les paroles pour moi ont tellement de sens. Je les regarde différemment à chaque fois, selon le contexte, selon la personne. Elles ont pour moi un sens cacher... Oh pour bien des gens ce n'est qu'un homme qui a eut mal. Mais, je la vois tout autrement... l'histoire. Derrière son refus, c'est simplement pour se protéger... C'est étrange mais, je ne sais pas si... Si Bill a compris les paroles, vu son petit état, mais je pense qu'il a été envoûté par la mélodie au moins. J'avoue avoir été aussi pris dedans et j'ai chanté avec toutes les émotions que j'avais.



___________

MUSIK
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Je relève la tête et le regarde. Il plonge son regard dans le mien. S'approche de moi et me retire l'instrument doucement. Il pose ma guitare à côté, se place à genoux devant moi et pose sa main sur ma joue. Il s'avance et m'embrasse tendrement... Je... Je ne sais pas comment réagir, je crois que je réponds à son baiser... Il me pousse légèrement en arrière et instinctivement je pose mes mains sur ses hanches... Qu'est ce que nous faisons ?



« - Bill... ? Bill on fait quoi là au juste ?
- Je t'aime Tom, tu es mon frère et on s'amuse ! On est jeune, profite...
- Mais Bill j'ai jamais été...
- Oui bah alors bouge toi de prendre le dessus ! »




Il me regarde avec une once dé défi dans les yeux... Je fronce les sourcils de peur de comprendre mais non, lui semble certain de lui... « On est jeune, on s'amuse ». Voyant que je ne réagis toujours pas, essayant en vain de me raisonner, il s'allonge à côté de moi et tire mon tee-shirt afin que je passe sur lui. Une jambe entre les siennes, appuyé sur mes mains de part et d'autre de sa tête, je viens l'embrasser. Il caresse mes joues...



« Oui, amusons-nous » Dis-je enfin pris dans le jeu.



Il rit un peu et commence à tirer mon vêtement. Je me détache de lui et l'enlève. Je reproduis ce geste sur lui et colle nos deux torses. Mon frère est beau, nous sommes jeunes et nous nous aimons. Prêts à faire n'importe quoi ensemble, nous sommes jumeaux, et aujourd'hui, vient l'heure de nous montrer à quel point l'autre compte pour nous. Tout se passe très vite, il me dit une dernière fois qu'il m'aime et je commence à le lui prouver. Le début d'une passion, la nôtre. Nous arrachons ces quelques heures, ces quelques minutes au temps, pour nous, rien que pour nous. Le bruit de l'eau, le chant des oiseaux, le froissement des feuilles sous le vent s'éloigne de nous, seul son souffle, les battements de son corps que je sens autour de moi me font vivre. Je lui fais l'amour, j'y mets mon âme et mon corps. Que faisons-nous de mal ? A qui faisons-nous mal ? Rien, personne... Non, tout va bien... merci.

Le temps passe encore et encore, au rythme de nos reins. Le désir l'emporte sur l'amour et nous voilà bien trop haut pour imaginer redescendre un jour... Je me retire doucement et viens m'allonger dans ces bras. Je ferme les yeux sous son étreinte et essaye de reprendre mon souffle. Ma tête se soulève sur son torse dans des mouvements saccadés. Je l'embrasse et m'assois cherchant mes affaires. J'enfile en premier mon tee-shirt. Je me retourne en le mettant, il est encore allongé, nu, me regardant m'habiller, les deux bras lui servant d'oreiller.



« Vas-y matte-moi !
- Je vais me gêner !
- Dis Bill...
Je commence, plus sérieusement. Qu'est ce qu'on a fait... ?
- Tu regrettes ?
- C'n'est pas sa, mais... enfin pourquoi ? Je veux dire, on est frère et... Enfin si sa devait se passer sa se serait fait avant qu'on le sache non ?
- On avait peut-être peur !

- J'n'y ai jamais pensé moi. J'avoue avec un peu de gêne.
- Ah, euh... Moi non plus ! Mais c'est vrai, t'as raison, on est jumeaux ! C'était juste pour s'amuser ! On a qu'une vie nan ? Quoi de plus beau que de s'envoyer en l'aire avec son jumeau ?
- Ouais... aller, habille-toi tu vas attraper froid...
- Hey, sa... sa va rien changer entre nous hein ? »




Je le considère un moment. Il semblait déçu de ma réaction et maintenant, il a peur que cette histoire nous sépare... Je m'approche de lui, embrasse sa joue et caresse son autre de ma main.



« Bien sur que non petit frère, je t'aime, c'est tout. »



Rassuré n'est pas le mot que j'emploierai pour le qualifier à cet instant. Triste peut-être plus. Mais seulement durant quelques secondes. Il m'offre un sourire forcé, me dit qu'il m'aime avant de m'embrasser sur les lèvres, puis il se lève et s'habille enfin. Je remets mon baggy et nous décidons de retourner à la voiture. J'ai... la méchante impression que lui attendait ce moment... que lui veut plus, qu'il cherche cette partie de moi... que... que je ne peux lui donner. On, on s'amusait, c'est lui-même qui me l'a dit !

Nous montons dans la voiture. Nous rions de l'état extérieur de celle-ci. Je sais que je lui ai dit que rien ne changerai entre nous, mais je suis perturbé. Le fait est que je crois savoir que il prend sur lui pour faire semblant du « rien ne c'est passer, ce n'était qu'une expérience » mais il n'en pense pas un traitre mot. Et moi je... Je ne sais pas je fais « comme ci » aussi, mais ce qu'il pense et attend me chamboule. Ces « je t'aime » étaient-ils bien plus puissant que je ne me l'imaginais ?

Nous continuons le chemin maladroit puis atterrissons sur une petite route de campagne, comme la dernière fois. Nous nous sourions, pensant la même chose. Nous ne rentrerons certainement pas par l'autoroute. Il me regarde, lâchant la route un instant et m'avoue...



« Dis Tom... Tu m'aimes vraiment ?
- Oui bien sur que je t'aime.
- Si on meurt... c'est ensemble n'est-ce pas ?
- Oui, mais on ne va pas mourir...
- Tu me promets de toujours rester avec moi ?
- Je te le jure Bill, pourquoi tout sa ? »




Et il accélère en continuant de me fixer. Mon regard s'agrandi au son du klaxon de ce poids lourd devant nous...






On s'en fou de la vie ! Musique, alcool, sexe, dix-huit ans, et des rêves...
On s'en contre fou de la vie, tu es avec moi, c'est l'essentiel !
Et puis après tout on est jeune...




___________

Le voilà ! alors??? verdict?
keske vous avez aimer? pas aimez?

TDG ne sont pas nouveau certe puisqu'ils ont déjà deux album et vont sortir leur 3eme cette année... je suis bien renseignée, c'est mon groupe préféré! Mais dans le OS c'est comme sa! Ils sont très peu connu, avouons le, c'est un nouveau groupe de la scène rock/metal. Ils cartonnent au canada et aux USA mais en europe ils ne sont pas très connu d'ou le fait de "nouveau" ... et croyez moi, j'aimerai un concert !!!!



tout pleins dcoms? jme suis couché super tard!!! lol

bisous a vous!


PS: Je tiens à préciser que c'est "basé" sur une histoire vraie.......


seulement 13 commentaires sur ce OS ? é_è




JE PREVIENS!!!

L'épilogue est en parti écrit!!! youpi? enfin? les deux XD ?

J'attends un max de votre part parceque c'est VRAIMENT pas simple !!
et peut être que je me bougerais pour commencer ma nouvelle fiction et avancer l'autre parceque là j'avoue ke je.............. stagne !!!

# Posté le vendredi 01 février 2008 13:31

Modifié le vendredi 14 mars 2008 13:16

EpiLoGue

-_-_- EPILOGUE -_-_-







Comment dire que je vis ? Où se trouve la vie quand le seul lien qui vous y raccroche c'est violemment brisé sous vos yeux ?

Je n'y croyais pas... vraiment. Son visage criant de douleur entre mes mains, mon baiser et... et plus rien...

J'ai pleuré, si loin de cette fatale réalité... Pourquoi as-tu encore payé pour nos crimes imaginaires ? Pourquoi toi, pas encore toi, pas encore une foi, tu n'aurais pas dû... Ecoute-moi, je te reproche d'être parti, de m'avoir lâchement abandonné alors qu'au fond c'est moi le lâche...

Non je n'y croyais pas et pourtant tu es mort dans mes bras.

Trois jours que mon c½ur a cessé de battre, trois jours ? C'est tout ? Je ne sais même plus, une éternité ! Ma chambre reste noire de tes larmes, inondée des miennes. Et toutes ces feuilles jonchent le sol de notre première preuve d'amour, tout simplement parce que je n'y arrive pas. Ce lit lourd de regrets qui me supporte aujourd'hui, avec l'empreinte encore fraîche de notre ultime fusion. Nous rêvions de passer Noël ensemble, notre premier réveillon pour nous, rien qu'a nous... Un rêve, un simple rêve, un petit rêve... loin d'être compliqué et irréalisable c'était juste... le notre.

Les pages défilent devant moi, tu sais je suis perdu, je ne sais pas comment être à ta hauteur mon Ange. Oui tu as droit à une majuscule sur ce petit carnet. Tu l'emplis de beauté, de souvenirs et de promesses, ta grandeur me ronge et mes larmes restent. Je suis lâche mais je sais que tu n'attends de moi que la vie, le sourire et le bonheur. Mais aurais-tu oublié le mince détail que tu réunis les trois pour moi ?

Trois jours que je cherche. Enfin oui, trois jours puisqu'il est l'heure de te voir pour la dernière fois... Allongé, serein, loin de mes bras... Je vais assister à la clôture finale de notre lien, la fermeture de ce toit couleur terre. A ta descente dans ce trou, comme-ci ta vie durant n'était pas déjà un plongeon en enfer. Tu as vécu tant de choses. Sa fait quoi... Quatre mois que l'on c'est retrouvés, et je t'ai aimé dès le premier regard. Un peu plus de trois mois que tu m'as embrassé pour la première fois. Enfin c'était peut-être moi, je ne sais plus ! Je suis monté tellement haut à vrai dire ce jour là, par le simple contact de tes lèvres sur moi. Et... Et sa fait tellement peu de temps que tout à basculer, je t'ai appris être ton sang, notre douleur, nos retrouvailles, notre mère, nos dernières heures de folie... Cette dernière heure... Tout arrive si vite.

Comment tout résumer en quelques minutes ? Ton corps face à moi, ton esprit autour de moi, ton c½ur battant à la place du mien. Les jumeaux ne devraient jamais être séparés, même par cette Dame qu'est la mort. Mais nous le savons tous les deux, tu es ici avec moi, je suis là haut dans tes bras...





Lost in the darkness, hoping for a sign
(Perdu dans les ténèbres, j'espère avoir un signe)
Instead there's only silence, can't you hear my scream ?
(A la place il n'y à que le silence, ne peux-tu pas entendre mon cri ?)
Never stop hoping, need to know where you are,
(Je ne cesserai jamais d'espèrer, j'ai besoin de savoir où tu es)
But one thing's for sure, You're always in my heart.
(Mais une chose est sure, tu es toujours dans mon c½ur)




On c'est rencontré grâce à cette passion qui nous animait tous deux. Je remercie Dieu de ton talent. J'ai trouvé... Tout se résume... Notre histoire...

Il faut que je sorte de cette chambre bébé, ne m'en veut pas, je vais juste te dire à dieu, je reviens.

Que le temps est beau dehors... il ne devrait pas ! Arrête de briller Tom tu veux? Je n'en ai pas le c½ur pardon. Et tous ces gens... retirez votre pitié de moi, vos regards ne me réconfortent pas... Tom arrête de briller, tu es beau mon Ange. L'ambiance de ce lieu contraste avec l'extérieur, il fait froid, tu n'es pas là. Ton corps gît sous mon regard... mon C½ur...





I'll find you somewhere, I keep on trying until my dying day
(Je te trouverai quelque part , je continuerai à essayer, jusqu'à mon dernier jour)
I just need to know whatever has happened
(J'ai juste besoin de savoir quoiqu'il ai pu se passer)
The truth will free my soul.
(La vérité libèrera mon âme)





On me demande de m'approcher du micro, pour soit disant te « rendre un dernier hommage ». Mais j'ai peur. Tu me regardes ? Ils m'observent. Tous. Eux et leurs regards compatissants. « Le pauvre ». Ils me répugnent. Aide-moi mon ange... je t'en pris, donne-moi ta force et ton courage...

Tout ce que je sais faire, tout ce que tu aimes. Je chante pour toi. Car il n'y a que comme sa que je sais dire combien je tiens à toi. A quoi bon les longs discours. Ils ne me comprendraient pas. Nous étions différents. Le monde nous appartenait. Ils n'ont pas le droit de le connaître...

Ecoute les paroles mon Ange, ce sont les notres...





« Lost in the darkness, trying to find your way home
(Perdu dans les ténèbres, j'essaye de trouver le chemin du retour)
I want to embrace you and never let you go
(Je veux te serrer dans mes bras et ne jamais te laisser partir)
Almost hope you in heaven so no one can hurt your soul
(J'espère presque que tu es au paradis pour que personne ne puisse blesser ton âme)
Living in agony cause I just do not know where you are
(Je vis dans la souffrance parceque je ne sais pas où tu es) »




Je conclus par un tendre « Je t'aime » sous les larmes de la famille et des amis. Et c'est digne, la tête haute, fière d'avoir vu ton sourire à ces paroles, que j'échappe quelques larmes indiscrètes et sort de cet endroit glacé. Je te suis. Où vas-tu ? Attend-moi ! Ne va pas trop vite ! Les applaudissements autour de moi ne cessent d'augmenter, mais ils me rendent sourd, ton âme me rend aveugle de leurs regards. Attends-moi, je t'en pris. Ne me laisse pas...

Nous sortons, ta lumière brûle mes rétines. Ton rire me parvient et mon sourire s'agrandi. Je cours pour te rejoindre. Laisse-moi te rattraper ! Où vas-tu comme sa ? Je veux te suivre, ne plus te perdre. Que tu es beau...

J'entends de l'eau ruisseler... Le sol glisse un peu sous la fine couche de neige, mais tu illumines encore le ciel ! Oh attend ! N'avance plus, un obstacle m'empêche de te rejoindre. Le dernier. Voilà, je me tiens à la rambarde... Tu plonges au sol, tu marches sur l'eau ! Ton sourire, ton regard sur moi... Tu me tends les bras... Me voilà... Je me laisse tomber et tu m'attrape. Pourquoi des gens crient là haut ? Je m'accroche à ton cou et tu nous fais tourner... Je t'embrasse... Tu m'as manqué à en mourir...





Wherever you are, I won't stop search you
(Où que tu sois je ne cesserai pas de te chercher)
Whatever it takes, I need to know...
(Qu'importe ce que ça me coûte, j'ai besoin de savoir...)





Après tout, deux âmes s½urs ne peuvent vivre l'une sans l'autre. Qu'ont-ils fait pour en arriver là ? Ils se sont simplement aimé... c'est tout.




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# Posté le vendredi 14 mars 2008 17:52

Modifié le samedi 04 octobre 2008 08:32